‹ Les empiriques; comédie en trois actes et en proseChapitre 18 sur 41 · ROBERT, L'AUBERGISTE · texte numérisé non relu

ROBERT, L'AUBERGISTE

Robert, s'issuyant h visage.

Ah ! je suis excédé, anéanti. Cet homme m'a mis dans.un et

a^T'-eux. " ' ■'

l'aubergiste.

Que d'excuses j*al à vous faire 1 ^

Robert.

Eh ! que m'importent vos excuses ? Faire la dépense d'un prince j €t être exposé aux insultes d'un goujat I

l'aube R.GISTE. y

Il s'est dit malade, et a demandé à vous voir. (iT/Ze cherche

dans les phloles. )

Robert.

.Te crains bien que sa maladie ne me soit funeste. ( // rn/.' se tourner sur sa chaise. ) Aïe ! aïe .'

l'aubrgiste.

Tenez j voilà qui vous remettra. {Ell^ Ut l*étiquette. ) Gouttes alsamiques pour les contusions.

Robert.

Eh ! que le diable emporte les gouttes balsamiques.

l'aubergiste.

Quoi , Seigneur , votre propre remède !

R o B E R T , 5e reprenant vivcmenr.

Vous avez raison ; je n'étois pas à ce que je disois. Voyons ce remède merveilleux. ( à part. ) Je suis enferré. Il faut en tâter , au hasard de m'empoisonner. ( // to:t , fait d'alcrd la grimace , puis ' n'.dc lu p/ilole. ) C'est de l'eau-de-vie tout bonnement. Aussi charlatans l'un que l'autre.

l'aubergiste.

Eh bien , Seigneur ! comment vous trouvez-vous ?

R O B e R t , ii levant.

Les couleurs sont tout-à-fait dissipées.

l'aubergiste.

Effet étonnant du remède. Voulez-vous que je reste près de

VCUi ?

Non. Allez, sans perdre un moment, faire votre plainte à la "olice. Faites-moi serrer ce maraud entre quatre murailles. Vous •V-' cc't à l'honneur de votre maison.

l'aubergiste.

Le conseil est excellent , mon mari va l'exécuter. Robert.

Eh! allez donc ; et sur-tout que ce chien d'homme ne rer.tre pas ici.

Page 1