‹ Les empiriques; comédie en trois actes et en proseChapitre 20 sur 41 · DUVAL, DUBREUIL, ROBERT , MICHEL, L E C G U R T · texte numérisé non relu

DUVAL, DUBREUIL, ROBERT , MICHEL, L E C G U R T

JN O U S avons parccuru toute la ville , sans avcrr ar-pris de r.ou-

■velles.

J'en ai de jolies à vous conter.

Nous avons tâté l'esprit de la eartiison.

Robert.

Eh , que nous fait la garnison ?

Michel.

Comment, morbleu ! nos ennemis?

R O B H ft T.

Il vient d'en arriver un plus à crainùre qu'une armée.

Michel, soiirunt.

Qui donc ? un médecin ?

Robert.

Un diable : mon Sosie, le vrai Carlos.

Tu Tas vu ?

Et battu.

Michel.

Pourquoi cette riolence ?

Robert.

Pourquoi fait-il l'insolent?

Mais , je crois qu'il a lieu de se plaindre. *

DUBREUIL

Et même de crier un pen.

Robert.

Un peu ? Il fait un vacarme épouvantable. Il redemande ses effets à grands cris.

Michel, Il faut tout rendre.

Robert.

Je m'attcndois à cette conclusion.

Michel, appuyant.

Il faut tout rendre , vous dis-je. Voulez-vous ruiner un parti» culier ?

Robert.

Voulez-vous que nous nous perdions tous cinq? Irons^nous nous déclarer au commandant , et supplier sa Seigneurie de noue remettre en prison ? Je veux voir jusqu'au bout : je ne hie démonta pas aisément , j'ai du caractère.

Mais comment n'as-tu pas prévu que cet homm.e iroit à la. recherche de ses effets ?

Robert.

Eh î comment à vous quatre n'en avez-yous pas fait la rô^^ flexion ? Est-il possible de penser à tout ?

Je me roldis aussi centre les obstaçleS: Cherchons les moyen* d« surmonter celui-ci.

Robert, f Je n'en vois qu'un. Il faut partir ce scir , tout-à-l'heure , à l'Instant, de peur d'une nouvelle algarade de cet animal-là.

Il a raison , partons.

Duval,Lecourt.

Partons.

J'y consens , mais à une condition.

Robert.

Quelle est-elle ?

Michel.

Nous sommes tous aisés ; engageons-nous à indemniser Carlos quand nous serons rentrés en France.

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