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DUVAL, DUBREUIL, ROBERT , MI CHEL ; LECOURT

Michel.

No U S avons parcouru toute la ville , sans avoir appris de nouvelles.

Robert.

J’en ai de jolies à vous conter.

Michel:

Nous avons tâté l’esprit de la garnison.

Robert.

Eh 5 que nous fait la garnison ?

Comment , morbleu ! nos ennemis ?

Il vient d’en arriver un plus à craindre qu’une armée.

Michel, souriant.

Qui donc ? un médecin ?

Robert.

Un diable : mon Sosie , le vrai Carlos.

Tu l’as vu ?

R O B E Jl T.

Robert.

Ët battu.

Michel.

Pourquoi, cette violence ?

Pourquoi, fait-il l’insolent?

Mais J je crois qu’il a lieu de se plaindre.

Dubreuil.

Et même de crier un peu.

Pv O B E R T.

Un peu ? Il fait un vacarme épouvantable. Il redemande ses effets à grands cris. *

M I c El E L.

Il faut tout rendre.

Robert.

Je m'atîendois à cette conclusion.

Michel, appuyant.

Il faut tout rendre, vous dis-je. Voulez- vous ruiner un parti-^ culier ?

1 Robert. '

Voulez-vous que nous nous perdions tous cinq? Irons-nous nous déclarer au commandant , et supplier sa Seigneurie de nous remettre en. prison ? Je veux voir jusqu’au bout : je ne me démonte pas aisément , j’ai du caractère.

Dubreuil.

, Mais comment n’as-tu pas prévu que cet homme iroit à là recherche de ses effets ?

Pv O B E R T.

Eh l comment à vous quatre n’en avez-vous pas fait la réflexion ? Est-il possible de penser à tout?

' Dubreuil.

Je me roidis aussi contre les obstacles. Cherchons les moyens de surmonter celui-ci.

^ Je n’en vois qu’un. Il faut paitir ce soir , tout-à-l’heure , à l’instant 5 de peur d’une nouvelle algarade de cet ànimai-là. Dubreuil.

Il a raison , partons,

Duval, Lecourt.

Partons.

Michel. k.

J’y consens , mais à une condition.

Robert.

Quelle est-elle ?

Miche l.

Nous sommes tous aisés ; engageons-nous à indemniser Carlos quand nous serons rentrés en France.

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