‹ Les empiriquesChapitre 32 sur 55 · L’AUBERGISTE, ALVA R · texte numérisé non relu

L’AUBERGISTE, ALVA R

l’aubergiste;

E H î voilà le seigneur Alvar î

A L V A R , jouant la douleur:

Ah I ne me parlez pas. Vous voyez un homme au désespoirjj l’aubergiste.

Votre douleur est bien fondée. Perdre une maîtresse aussi jolie I Alvar.

De grâce , laissez-moi. Vous rouvrez ma blessure.

l’aubergiste.

El la perdre par la faute d’un père imbécille et absolu ! Il pîeu^ roit à ses funérailles. Il étcit bien temps.

A L V A Pv , part.

Il paraît qu’on ne soupçonne rien.

l’aube P*. GISTE.

Au reste ^ pour un avare , il a bien fait les choses. Le convoi éîoit superbe J et votre douleur se -fût calmée en le voyant.

Je serois mort sur sa tombe. "

l’aube P^.GISTE.

Ch ! avec votre permission , ce seroit duperie. On pleure sa maîtresse, c’est tout naturel; mais à votre âge , l’amour est un besoin , et bientôt de nouvelles chaînes....

Qu’osez-vous dire? Ah ! qui pourrois-je aimer après Léonore ? ( à part. ) Décidément on ne se doute de rien.

l’aubergiste.

Il est vrai que c’étoit une fille comme on en voit peu. Que le bon Saint-Nicolas protège -son ame. Ah ça , laissons ces tristes idées , pensons au solide. Vous allez souper?

Cela m’est impossible. ( à part. ) J’ai dîné à sept heures. l’aubergiste.

Perdre l’appétit ! oh ! c’est trop fort ; je ne le soufFrirai pas. On mettra deux couverts , je vous tiendrai compagnie : je vous ferai des contes , cela vous dissipera.

Non pas, non pas : je me plais dans la solitude, (à part allant à sa chambre, ) Elle n’en finiroit pas , et je veux voir cette nuit la gouvernante de Léonore : j’ai besoin de me concerter avec elle.

l’aubergiste,

Quoi l décidément vous me refusez ?

A L V A R , entrant eju^ lui. , '

Oh I très-décidçment.

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