‹ Les Emprunts de GuerreChapitre 39 sur 143 · millions de marks en · texte numérisé non relu

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TABLEAU DES RESSOURCES EXTRAORDINAIRES PAR MOIS (En millions de Marks)

MOIS 1914 1915 1916 1917 1918 JANVIER PARENTS » 1.545.2 | 1.897.0 | 2.938.3 | 4.186.0 RÉVTIE REA PEU » 1.513.6 | 1.865.5 | 2.7929:8 | 3:267.0 MAT See ens » 2.035.5 | 2.059.2 | 2.986.0 | 42891 Avril » 1.882.5 | 1.883.9 | 3.075.8 | 4.008.2 MARS RE PA » 1.861.6 | 2-04875 | 3.026.6 | 4.912.7 JULIE CET Fr » 1:965.2 | 2.034.7.| 3.378.9 |:4.989.8 JTuillét ESA » 1.865.8 | 2.074.6 | 3.459.4 | 4.993 1 AOUD SAR Sue 2.047.1 (1)| 1.646.3 | 1.978.5 | 3.154.5 | 4. 582.9 Septembre.....…..| 969.7 2.017.9,| 2.657.9 |-3:524:7 |-4,402 7 ORLODNEREEESSRS 1.262:2 2.164.2 | 3.020.5 | 4.917.3 | 4:845.8

:Novemhre Mae NOEL 1.955.4 | 2.262:0°| 8:075.9 "4 142.6 Décembre........11.602.9 2.441.0 | 2.870.1 | 4.005.4 | 8.816.3

——.—.————— -- - Î- - UÎUÎN | (4) Dont 865 millions de Marks de Schatzanweisungen en circulation au moment de la déclaration de Guerre.

Nora. — Les chiffres ci-dessus extraits mensuellement de Ja situation journalière de la caisse de la Trésorerie de l’Empire, peuvent offrir quelques variations. Les chiffres exacts correspondant à certains postes, notamment concernant la dette inscrite n'apparaissent pas immédiatement.

VIT. — Nouvelle phase de la politiqueitalienne en 1917.

Recours exagéré aux billets. — Justification par M. Nitti. — Proportion des recettes ordinaires et extraordinaires

Les grandes lignes de la politique générale italienne, déja examinées, consistaient dans l’appel à l’épaïgne soutenu par une fiscalité quelquefois mal ordonnée mais cependant courageuse. L'effort accompli était certainement supérieur à toute attente. Malgré l'importance de cet effort, l'émission des billets de banque avait pris une importance excessive vu l’état des ressources de l’économie italienne. Cette situation doit surtout, comme le faisait remarquer M. Nitti dans son exposé financier du 26 novembre 1918, être considérée comme une conséquence de la situation militaire si grave au moment du désastre de Caporetto en octobre 1917.

« J'ai pris, dit-il, la direction du Trésor au lendemain de nos revers militaires, lorsque la situation étant telle que plus fort que moi aurait hésité à l’affronter. Il fallait d’énormes ressources pour continuer la guerre et réparer les pertes subies La confiance publique était ébranlée, nos charges montaient d’une manière vertigineuse, comme si notre pays se fût trouvé tout à coup retranché du reste du monde. Les accords à ce sujet avec nos alliés faisaiént défaut, et il fallait à tout prix en établir de nouveaux où compléter ceux qui existaient déjà. Il fallait faire en sorte qu’un commerce, où les importations croissaient indéfiniment et les exportations s'épuisaient avec rapidité pût vivre et progresser. Entre nos établissements de crédit ordinaires des luttes existant depuis longtemps affaiblissaient et paralysaient leur action. Pendant un temps on aurait dit que tout nous manquait; d'où la difficulté de placer nos valeurs à l'étranger, la difi-

culté d’enrayer le retrait des dépôts, la difficulté de lancer un nouvel emprunt. | |

« Le Gouvernement sentit qu'il fallait adresser au peuple des paroles de foi. Au lieu d'imposer des restrictions, le ministre du Trésor engagea les autorités militaires à présenter sans délai un plus vaste programme de guerre; il leur ‘demanda de réaliser un seul miracle : reconstituer, en peu de temps, des moyens de beaucoup supérieurs à ceux que nous avions perdus. |

«En face de cette situation aussi grave, le Trésor non seulement ne marchanda pas les moyens indispensables, ‘il voulut même qu'ils fussent accrus. Il fit entendre sa voix lorsque la production semblait se ralentir ou lorsque les difficultés avec lesquelles on se trouvait aux prises pouvaient engendrer des doutes sur nos énergies renouvelées. Malgré l'avis contraire des compétents, nous avons fait appel au peuple italien et lorsque des personnes autorisées

croyaient impossible qu'une émission de rentes pût jamais

atteindre le niveau marqué par nos précédents emprunts, nous avons convié le public à nous apporter deux fois plus de capital qu'il ne nous en avait donné jusque-là. » |

Tels sont Îles arguments au moyen desquels a été soutenue la politique financière suivie durant cette année 1917, où l'on vit la circulation italienne passer de 4.460 millions au mois de maià 5.989 au lendemain de Caporetto, à 6.539 millions en décembre, pour atteindre 7.253 millions en avril 1918: les bonds de cette circulation se traduisaient en même temps par des mouvements parallèles du change avec la Suisse, progressant de 137,09 à 165,95, puis 189, 90 et enfin 207,88.

Bien que le moment parût venu d’une réforme fiscale à large base et à gros rendement, l’on ne fit appel durant cette année qu'à quelques taxes secondaires. À côté de l'expédient du papier monnaie, on eut recours toujours d’une facon

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plus étendue aux bons du Trésor, qui acquirent comme ressource une importance très supérieure à celle des emprunts à long terme. Une grande partie des bons fut absorbée sous des formes variées par les banques, constituant ainsi un élément de- l'inflation.

Durant la dernière année de guerre, aucune modification sensible de la méthode financière n'intervint, sa caractéristique était le développement d’une importance capitale de la dette flottante intérieure et extérieure; depuis le $° emprunt

* national à la fin 1917 jusqu'à la fin de l’année 1919, aucune opération de crédit à titre définitif ne fut décidée et les

“dépenses furent couvertes par des formes de dettes provisoires. Malgré la nécessité de renforcer les entrées du Trésor, les mesures fiscales furent encore moins énergiques qu’elles he l’avaïent été les années précédentes, et l’on n'osa pas

. affronter la réforme générale des impôts directs pour en retirer des recettes en rapport avec les dépenses. Malgré les travaux préparatoires accomplis par le ministre Meda, la réforme fut renvoyée à une date ultérieure.

La fin de la guerre a laissé l'Italie dans une situation non moins précaire que celle de l’ensemble des belligérants. L’effort financier italien est passé par des alternatives diverses, soumises à l'influence des événements politiques et militaires.

TABLEAU DU RENDEMENT TOTAL PAR CATÉGORIE D’'IMPOT DURANT LES EXERCICES FINANCIERS DE GUERRE

(Nuova antalogia, 16 septembre 1918, page 133.)

cmnnesmnnense | encens | conne | cn mere

(En nrilliers de lire)

Impôts directs, HET 2e: 592.447. 720.878|1.057.93111.491 .656 Enregistrem., timbre ettaxes| 298.775] 337.906| 448.357 562.438 Impôts indirects ..4..... :..l 464.893! 641.305| 922.183] 982.428 Monopoles rs SLT 591.2391 661.747| 801.024/1.081.975

POFAUXEA IR Re 1.877.35412.361 .83613.229.495/4.118.497

EE ———— eee À

L'augmentation des recettes fiscales a été au cours de la guerre de 2.241.143.000 lire. |

D’après le sénateur L. Wollemborg (Nuova antologia, 16 septembre 1918) le mouvement des recettes et des dépen-

ses a été le suivant :

TABLEAU DES RECETTES ET DES DÉPENSES (En millions de Lire)

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