‹ Les Emprunts de GuerreChapitre 98 sur 143 · DUT OUR RO RER RR RE GOUT S RCE EE EE · texte numérisé non relu

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II0. — Participation aux emprunts des différentes catégories d’épargne.

Comparaison des pourcentages er Italie et en Allemagne

Le concours au résultat des emprunts des différentes catégories d'épargne ne peut être utilement étudié et comparé qu'en Allemagne et en Italie seulement. En*Angleterre il n'a point été fourni de décomposition, soit du montant des titres, soit des souscripteurs d’après leurs souscriptions.

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En France, les rapports sur les résultats des deux premiers emprunts $ °/, donnent une décomposition des coupures mais effectuée au 1° décembre, suivant l'émission de chacun de ces emprunts et ne correspondant qu’à une petite partie de la souscription; on ne peut essayer. d’en retirer un résultat probant, et ces chiffres mêmes ne sont pas fournis pour les deux emprunts suivants. :

Les grandes lignes du mouvement des diverses catégories nr à loccasion des emprunts paraissent avoir été semblables en Allemagne et.en Italie malgré la différence proportionnelle considérable des chiffres. (Voir tableau : page 314.)

Pour l'Italie, l'examen des proportions du total des titres jusquà 1.000, jusqu'à 10.000 et ceux de 20.000 lire pour les quatrième et cinquième emprunts en face du total des trois premiers indique la modification survenue au cours des émissions successives.

Pour les trois premiers, le 90 °/, était entre 100 et 1.000 bre, cette proportion tombe à 80 pour le quatrième et 83,8 pour le cinquième, tandis que la proportion des titres de 1.000 à 10.000 et celle de 20.000 triple.

Au point de vue de la somme souscrite, tandis que Îles titres de 100 à 1.000, tombent de 34 à 17 et à 16, c'est-àdire moins de la moitié, ceux de 1,000 à 10.000 passent de 32 à 40 pour retomber à 30, tandis que les titres de 20.000

lire d'environ 1/4 passent au 42 °/, de la somme totale souscrite.

Si l’on considère la petite épargne, constituée par l'achat d'une seule obligation de 100 lire, d’après l'Economista du 10 février 1918, on peut conclure à une chute après le premier emprunt, qui avait absorbé une grande partie des

petites disponibilités, suivie d’une lente reprise ensuite, au fur et à mesure que l'épargne se reformait, et sous l’action d'une propagande intense, mais qui ne pouvait avoir d'in-

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fluence au delà d’une certaine limite assez rapidement atteinte.

Les chiffres sont les suivants :

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Souscriptions constituées par Pachat d’une seule obligation de

400 lire nominale .......,...... 44.000 53.000 130.000 137.000 Pourcentage par rapport au montant des souscriptions..... ..., 33 0/0 22 of 26 0/0 28 0)

En Allemagne, en examinant à différents moments le mouvement des souscriptions, on en retire les indications suivantes : Les petites souscriptions qui avaient pris une importance croissante jusqu'au quatrième emprunt, sont très ralenties dans leur développement au cinquième, leur activité devient plus grande lors du sixième emprunt mais sans que leur montant présente un accroissement comparable à celui de leur nombre. Après le sixième emprunt leur nombre se maintient à peu près au même niveau mais leur importance pécuniaire décroît; c’est ainsi qu'un contingent de plus en plus important des petites souscriptions était représenté par des apports de $,10 et 15 marks (1).

Les souscriptions moyennes offrent peu de variations jusqu'à leur chute brusque au neuvième emprunt, après avoir présenté une dépression aux cinquième, sixième et septième emprunts, suivie d’une reprise au huitième.

Au fur et à mesure de la prolongation des hostilités, ce sont les très grosses souscriptions qui assurent le rendement des emprunts, on constate au septième que seul le nombre des souscripteurs de plus de 500.000 marks à augmenté passant de 1.955 à°2.395, leur apport suivant la même progression est monté de 3.309.900.000 marks au sixième à

(1) Pour le sixième emprunt dans 504 écoles, 27.775 élèves, filles où garçons souscrivirent 52.291.901 marks.

4.275.400.000 au septième particulièrement en ce qui concernc les souscriptions au-dessus de 1 million de marks, c'est-à-dire celles qui ne peuvent provenir que de banques, de grands industriels, etc.

Une comparaison intéressante est celle du septième et du troisième emprunt dont les montants sont très rapprochés. Avec le huitième et le neuvième, la progression des très grosses souscriptions est encore congtante et le cas est particulièrement curieux et montre l’origine des fonds ainsi placés; au neuvième emprunt, alors que la confiance en l'avenir de l'Empire disparaissait, tandis que malgré les exhortations et les promesses du Gouvernement, les petites et moyennes souscriptions tombaient au-dessous des chiffres mêmes du premier emprunt, le montant des apports audessus de 1 million de marks atteignait 3.519 millions de marks, au lieu de 2.348 au septième et 3.145 au huitième.

Les mêmes conclusions résultent de l'examen du tableau des pourcentages des souscripteurs et des souscriptions au total des apports; les ressources exceptionnelles de l'épargne qui avaient permis le développement important des premières opérations se sont épuisées peu à peu pour céder la place aux bénéfices exceptionnels résultant de la guerre. Par suite d'une situation particulière et isolée, avec des relations extérieures réduites, une grande partie des millions dépensés en Allemagne pour la conduite de la guerre est allée aux bénéfices démesurément grossis des « profiteurs de la guerre » qui témoignaient leur reconnaissance envers l'Etat en lui apportant les moyens de la continuer dans leur intérêt, encore et surtout aux heures les plus critiques de leur pays.

Selon la vieille formule « la guerre à nourri la guerre»: seuls pouvaient continuer à apporter une large contribution aux souscriptions d'emprunt ceux qui prenaient une part plus active à limmense distribution des richesses, entraînée par les dépenses de la guerre. ns

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