‹ Les enchainements du monde animal dans les temps géologicquesChapitre 51 sur 128 · I. Spira. fera · texte numérisé non relu

I. Spira. fera

K0SS1I.ES primaires.

petite ouverture ronde; cet écart de forme a reçu le nom tl'l'Ncites' (fig. 99). D'autres fois, au contraire, l'aria deve-

Fie. SRI. — l'neitu grypltui, aux 3/J île grandeur. A. ru mr la face dorsale; It. vu île cdti! ; r. i'. valie ventrale; v. d. valve dorsale; f. foramen; il. ileltidium. — Dévonien de Paflralh, Prune rhénane. Collection d'Orbigny.

nail énorme ; il se formait un grand dellidium, et il ne restait qu'un petit trou ovale pour rappeler le souvenir du large foramen par où passait le pédicule des Spirifer non modifiés; celte forme est connue sous le nom de Cyrtia* (fig. 100) et de Cyrtina ; sa ressemblance avec le polypier appelé Cal-

Fie. 100. — Cyrtia txporrtcta (trapeioidalis) vue de grandeur naturelle : i'. i\ valve ventrale ; a. son aréa trèi large ; d. son dellidium ; f. son foramen; i: d. valve dorsale. — Silurien supérieur,' Du dloy. Collection iln Muséum.

ceola sandalim est tout à fait étonnante, et excuse bien ceux qui ont pris ta Cakeola pour un brachiopode (vov. p. 77, fig. 48).

Dans leurs mutations, les spiriféridés allaient jusqu'à perdre

I. Vncui, croeliet, a cau?c de la pointe de la valve ventrale.

ï. K'jpvô;, courbé. On a vu dans une des pages précédentes que Ici orthirîdét prennent quelquefois un semblable développement, et qu'alors on les appelle Orthitina ; Orthixiita est à Orllùt ce que Cyrtia est a Spiri/er.

UUACHIOPODES. Iffi

complètement la large aréa caractéristique du type de leur famille, et il leur arrivait de ressembler aux térébratulcs, de telle façon que d'éminents naturalistes, n'ayant pas eu occasion de voir leurs lames spirales; les ont confondus avec les térébratules : on donne ù ces coquilles le nom d'Athyris (fig. 101

Fie. 101. — Alhijrit Itoiuiji, grandeur naturelle. L'échantillon qui est à gauche est une coquille entière représentée aux 3/1 île grandeur, fur la face dorsale; il appartient i la collection du Muséum. L'échantillon destiné i droite, de grandeur naturelle, est un moule interne qui montre tes conel latéraux formés par les Lames tournées en spirale; il appartient à l'Ecole des Mines. — Carbonifère de Tourna?.

et 102). Ces Athyris, à leur tour, présentent des formes très variées, ainsi qu'on pourra s'en assurer en comparant la figure 102 avec la figure 103. Leur nom ' avait été proposé pour indiquer que certaines espèces, telles que Y Athyris

Fie. 102. — Athijrit concealrica, grandeur naturelle. A. échantillon vu sur la face dorsale; il a un grand foramen ; 11. coquille brisée de manière à montrer le* lame* spirales. — Dévonicn de Ferques. Collection du Muséum.

htmidtt, n'ont pas d'ouverture. Comme plusieurs espèces (Athyris concentriea, fig. 102) ont un grand foramen, on a voulu changer leur nom d'Athyris, devenu alors inexact, en

I. 'A, privatif et taji,-, petite porte. Il est d'autant plus convenable de conserver le nom d'Athyris que le mot O'jpii; doit e'upplti|licr plutôt au dcltidium qu'au furaincn; or, si les Allujrit ont souvent un forai 11111, il est plm rare qu'elles aient un dcltidium.

!*> FOSSILES PIUMAJIIES.

celui de Spirigera; mais quel nom subsisterai!, s'il devait rester constamment exact dans toutes les espèces ou variétés du même genre? Les naturalistes ont, je pense, sagement Tait en n'acceptant pas le changement de nom d'Athyris.

L'Atryjia Uig. 104 et 103) ressemble à une Athyris, chez laquelle les cônes spiraux, au lieu d'être disposés latéralement comme chez les Spirîfer, seraient placés verticalement (fig. 101, B). Le nom d'Atrypa a été imaginé parce qu'on a

Fie. 101. — Atrypa itlicularU, grandeur Dilurcllc. A. échantillon du dévonien de Salai-Jean, Mayenne, donne au Muséum par H. Œhleil; il est vu sur ta Tacc dorsale; il montra une grande avance médiane. G. échantillon de forme plus régulière, vu également sur la face dorsale; il est du silurien supérieur de Dudlcy, collection du Muséum. D. échantillon brisé de manière à montrer lu forme de ses cOnes spiraux ; il provient du dévonîen du Marylnnd. Collection d - Orbigny.

d'abord observé des coquilles sans foramen 1 . Il est aujourd'hui reconnu que, dans une même espèce, on voit des individus qui ont un foramen et d'autres qui n'en ont pas; ainsi, la ligure 105 représente une coquille marquée Alrypit desqua-

HUACHIOPOUES. 127

mata, qui n'est sans doute qu'une simple variété de VAtrypa reticularis; elle a un foramen liés visible/ 1 ., au lieu que sur la figure 104, c, il n'y en a pas.

Dans les rhynchonellidés, le mode d'enroulemenl des bras a la môme direction que dans VA trypa, mais il n'y a que deux lames très courtes qui les supportent, au lieu des lames contournées en spire des spiriféridés. Woodward n'a pasatlaclié

Fit. 10Ô. — Atry/M daquamata vue iur la face dorsale, aux t, i de (grandeur ■■ v. v. valve ventrale; f. so.i foranieu; rf. son dcltidium: !'. il. valve dorsale. — Devonien de Gcrulslcin, Eifel. Collection du Muséum,

une grande importance aux supports des bras pour la classification, car il a rangé VA trypa parmi les rhynchonellidés, en disant ' : « La coquille de ce genre diffère principalement de celte des rhynchonetles par la calcification des supports buccaux, un caractère d'une valeur incertaine. »

Le type des rliynclionellidés, Rhynchonella 1 (fig. 100), a eu une destinée bien différente de celle des spiriféridés et des produclidés; elle vivait déjà à l'époque où se déposait le grès de Caradoc (silurien inférieur); elle vit encore aujourd'hui, et elle a si peu changé qu'il n'est pas toujours facile de distinguer ses espèces primaires des espèces récentes. Il faut toutefois remarquer que, par suite de la connaissance encore imparfaite des caractères internes des brachiopodes, les paléontologistes sont exposés a réunir des coquilles dont les apparences sont les mêmes, bien que leurs caractères interne» doivent les faire rapporter à des genres différents; ainsi, lu

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