‹ Les enchainements du monde animal dans les temps géologicquesChapitre 63 sur 128 · riiatù;, plat; *fp«, corne · texte numérisé non relu

riiatù;, plat; *fp«, corne

146 FOSSILES l'Iim A1HES.

dans le Platt/ttomu ' (lig. 120), davantage dans le Macrocheilus i (fig. 119), davantage encore dans la ilurchisonia (fig. 125, 126), et surtout dans le Loxonema ' (fig. 121). Quelquefois la spire était surbaissée ainsi que chez VEuom-

phalus* (lig. 123). Au lieu d'être continus comme dans ce dernier genre, les tours de spire pouvaient soit marquer um.' tendance à se disjoindre (Oriostoma''. ûç. 124), soit se

FlG. lïi. — Orùutoma prinafa, vu du côté île l'ouierlure et en dessus. praunW naturelle. — Dévouien de la Ricoanierr, Mayenne. Collection de N. l£blert.

disjoindre entièrement (Eccaliomphulas' . lîg. 122). Souvent le labre avait une échancrure latérale, comme le montrent les gravures di* la Pleurotouuri-t* (fig. 118) et de la Jfwr-

I. Ce genre auquel il Fait peut-être rapporter celui que Hall a appelé Straphuit'jtut eil remarquable par l'aplatis* m*' nt du bord interne de la coquille sur la • iluinHIe; d : là Ht venu son nom (-iirj;, plat: xtôjij, bouche).

î iinyi;. large; yf.'i^;, lèvre, à cause de la grandeur du labre.

S. Sommé aïn-i en l'honneur de Murchison.

i. Uïw, nblique; vr L ;ia, tissu.

ô. El, bie i; i(ifïi',;. ombilic, parce qu'on appelle ombiliquées 1rs coquilles qui, »i t>np>uhiit mr '-lle^-rnèni-s, laissent voir leurs premiers lours.

•■ 'Ojattv, limite: •ntyzt, bouche.

'Ei/viiu, je <léicl«p|>c; v^i'i'i;. «utbilk*

". Uiivy,-., r'ili: T'jJiï,- inn-ion.

GASTROPODES.

chisonia (lig. 125). Certaines coquilles primaires ont été 1res

ornées (flg. 123 et 12-4); cependant elles ont en général été plus

simples(fig. H9,12l,l22)que celles des époques plus récentes.

Dans quelques holostomes, notamment dans des Euompha-

Fig. 125. — Murchisonia bilineala, de grandeur naturelle. — Dévonien de Paffrath. Collection du Muséum.

Fie. lil». — Murchisonia coronala, de grandeur nature le. — Dévonien de Paffrath. Collection du Muséum.

lus carbonifères, il y a eu des cloisons internes comme chez les céphalopodes ; seulement il n'y avait pas de siphon.

Les limites de plusieurs genres d'holostomes sont difficiles à établir; leurs limites spécifiques le sont encore davantage; on peut citer les espèces du genre Platyceras parmi celles qu'on a le plus de peine à séparer les unes des autres.

Un siphonostome a été rencontré par MM. Meek et Worthen dans le carbonifère de l'Illinois; il paraît avoir été voisin

Fie. 127. — Soleiuscus typicus, vu du cùté de l'ouverture et du cOté opj o»é, grandeur naturelle (d'après MM. Meek et Worthen). — Carbonifère de l'Illinois.

des Fasciolaria ; on Ta appelé Soleniscus l (fig. 127) ; un autre qui ressemble à un Fusus a été signalé par M. Hall dans le si-

1. luÛYivtffxo;, petit canal. Le Soleniscus a été retrouve dans l'expédition nu cent et unième méridien qu'a dirigée M. Whecler; M. Wliilc l'a décrit dans un appendice à rimporlant rapport «le M. Stevenson sur les travaux géologiques de l'expédition.

114 t UTILES FRIMAIRES.

lurkn de l'Uhio ; il a re».u le nom de Fusispira'.Ces fossiles sont des raretés dans les terrains anciens; presque tous les prosobranches ont été d'abord des holostomes. 11 y a là un sujet de remarque intéressant pour les naturalistes qui étudient la question du développement progressif, car les siplionostomes, ajant des organes de respiration plus compliqués que les holobtorne^, sont regardés comme leur étant supérieurs. Mais cela est encore intéressant pour les savants qui se complaisent dans les harmonies de la nature; en effet, de nos jours, les siphonostomes sont des carnassiers, et la plupart des holostomes sont des herbivores. Il en a peut-être été de même dans les temps primaires, et il a dû en résulter pour les mollusques une plus grande facilité de propagation. Si les gastropodes prosobranches, dont les moyens de locomotion sont très bornés, avaient eu à lutter non seulement contre les céphalopodes, les crustacés et les poissons, mais aussi contre les individus de leur classe, ils auraient eu plus de peine à se développer. J'ai eu occasion, dans un précédent ouvrage 2 , de remarquer que les grands mammifères carnassiers se sont multipliés seulement quand les mammifères herbivores étaient devenus exubérants. Les pulmonés n'ont pas encore été signalés dans des terrains plus anciens que le houiller; M. Dawson, ayant eu l'ingénieuse idée d'explorer les troncs d'arbres fossiles des houillères du Canada comme les entomologistes explorent les troncs d'arbres modernes, y a fait de très curieuses découvertes; notamment il y a trouvé de petites coquilles qui ressemblent beaucoup à une espèce de Pupa 3 encore vivante (fig. 128), et un autre pulmoné qui a été appelé Conulus*. Des Pupa ont été retrouvées dans le terrain houiller de l'Ecosse. Probablement on découvrira d'autres mollusques pulmonés dans les terrains primaires, mais il n'est pas vraisemblable qu'on les y

I . C'est-à-dire enroulement spiral comme dans les Fusut 1. Animaux fossiles du Mont Lêbcron, p. 80, in-4% 1873. :t. (.'est le genre vulgairement appelé maillot. 4. Diminutif de vonus.

GASTROPODES. U9

trouve en aussi grand nombre que les gastropodes marins. Quand on pense combien de milliers de mètres cubes de terrains houillers ont été remués et combien peu de restes de gastropodes pulmonés en ont été retirés, on est porté à croire que le règne des pulmonés est venu après celui des gastropodes marins ; c'est seulement à l'époque tertiaire que les gastro-

Fic. 128. — Pupa vetmta, de grandeur naturelle et grandie 3 fois (d'après M. Dawson.) — Terrain houiller de la Nouvelle-Ecosse.

podes pulmonés ont eu leur grand développement, et c'est dans l'époque actuelle qu'ils sont à leur apogée. Il y a là un argument en faveur du développement progressif, car tous les naturalistes reconnaissent que les pulmonés sont les plus élevés des gastropodes, l'existence continentale entraînant des fonctions plus compliquées que l'existence dans le sein des mers; en outre, on peut dire que les pulmonés sont des gastropodes par excellence, puisque, à peine formés, ils méritent déjà leur nom de gastropodes : leur ventre épaissi leur sert pour la locomotion; ils ne subissent pas des métamorphoses 1 comme les prosobranches.

Je ne peux laisser les gastropodes sans mentionner les curieuses comparaisons qui ont été faites par M. Hall entre les espèces dévoniennes d'Amérique et d'Europe. Une analyse très intéressante que M. Barrois 2 a donnée des recherches

1. 11 paraît que les Auricula font exception à cet égard ; elles subissent les mêmes métamorphoses que les prosobranches.

2. Barrois, Paléontologie de VFAat de iïew-York, par James Hall (Revue scientifique, n*du 11 septembre 1880).

de cel éminent paléontologiste met en relief les analogies des espèces des deux pays, notamment les suivantes :

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