‹ Les enchainements du monde animal dans les temps géologicquesChapitre 79 sur 128 · Trtt · texte numérisé non relu

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glabelle et

2. 'Aniç, iîo;, piquant; «oirlç, bouclier, à et le pygidium sont garni».

3. Ce terme est emprunté à l'anatomie humaine ; chci l'homme glabelle l'espace compris entre les sourcils.

Les yeux présentent des variations considérables; ils manquent dans plusieurs espèces; chez d'autres, ils sont très grands ; en général sessiles, parfois fortement bombés (flg. 191), ou même portés sur un pédicule (fig. 189). Dans VHarpes, chaque œil est formé seulement de trois ocelles, mais le plus souvent les yeux sont composés d'une multitude d'ocelles. M. Barrande dit que YAsaphus a eu douze mille lentilles dans chaque œil, el que le Remopleurides en a eu quinze mille. On a là un frappant exemple de la répétition des organes; déjà,

dans les temps siluriens, la nature avait une grande fécondité ; cette fécondité, au lieu de se porter sur des organes différents, répétait les mêmes organes indéfiniment; c'était quelque chose d'analogue à ce que nous avons vu chez les échinodermes. On ne peut pas dire que celte répétition des yeux chez plusieurs animaux siluriens offre une objection contre l'idée du développement progressif, car sans doute deux bons yeux valent mieux que trente mille petits yeux. Dans le Phacops et dans le Dalmaniles, les yeux présentent une disposition curieuse : le test calcaire du bouclier cephalique s'est prolongé au-dessus d'eux, laissant autant de trous qu'il y avait de lentilles; la figure 192 montre cette particularité.

Le thorax est formé de segments distincts, jouant les uns sur les autres, de telle sorte que plusieurs espèces ont pu se mettre en boule comme les isopodes. Le milieu de chaque segment est appelé anneau, et ses lobes latéraux sont connus

sous le nom de plèvres '. La l'orme, aussi bien que ta nombre des segments, a présenté de grandes variations; on en aura l'idée en comparant les ligures 181, 183, 184, 187, 188, 189,202.

Un est convenu de nommer pygidium- l'abdomen des Lrilobites. Ce nom nouveau a été accepté, parce qu'au début on a hésité à décider si le pygidium représentai! l'abdomen ou la queue des autres animaux. Les personnes étrangères aux sciences croient volontiers que nous sommes plus savants , lorsque nous employons des termes qui leur sont inconnus ; souvent , au contraire, cola prouve notre ignorance ; quand l'élude des homologies, c'est- à -dire la compréhension des rapports des êtres aura l'ait des progrès, on cessera de donner des noms différents à des choses qui sont identiques, et le langage scienlilique se simplifiera.

Le pygidium se distingue du thorax, parce qu'au lieu d'être composé de segments séparés, jouant les uns sur les autres, il est formé de segments réunis en une seule pièce (lig. lOcî); quelquefois des sillons (lig. 185) indiquent une segmentation originaire. De même que la léte et le thorax, le pygidium

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