Opo;, colline; ôôoù
3- KoyXii;, o'j, colimaçon; om'j;. Ces ilcnls simulent une spire comme une coquille de colimaçon ; du là est venu leur nom.
4. l,..'s [i;ili L lo^'i.t.'- .1 'ni i|n.'li|in lui- .i en i;|>im's l;i ilé-i^ii-ili-u tl'/i hllnju-
tlorulïta (Î/I'j;, -j;-,, poisson : îipv, lance ; );0i;. pierre).
tti FOSSILES PRIMAIRES.
des sélaciens actuels ; la figura "2-21 en montre une qui ressemble singulièrement à celles des animaux du groupe des raies qu'on appelle des mourines. Certaines de ces épines annoncent des poissons de grande taille; pour s'en rendre compte, il faut noter que la pièce représentée dans noire ligure 222 est dessinée aux 3/5 de grandeur; j'en ai vu dans le Musée d'Edimbourg qui sont encore plus forles.
Sauf les dents , les ai' guillons et quelques pièces dermiques, on connaît peu le squeletle des poissons cartilagineux ; les animaux entiers sont des raretés dans les collections de fossiles primaires. Il en résulte qu'il est impossible d'essayer de tracer l'histoire de leur évolution. Tout ce que nous pouvons dire, c'est que sans doute leurs vertèbres ont été incomplètement ossifiées, car, si leurs corps eussent été aussi
Klfi. 251. —Aiguillon de Pleuracan-
tlws ' Froswdi, grandeur nalurellc. — l'ermien moyen do Dracv- Sainl-Loup, prùs il'Autun. Collection du Muséum.
Fie. 3M. — Aiguillon dorsal rie Ctetiacanthm* kybodoitlcs, aux 3/5 de gr. - Rouiller de Dalkeith, Ecosse .Coll . du Mus.
I. Iltaipov, cMu; ïxivOa, épine, parce que, de chaque coté de l'aiguillon, il y a des piquants. Depuis l'époque où j'ai proposé le nom de Plevracanthui Frossardi pour des épines trouvées dans le permion de Muse, nos collections ont reçu de nombreux échantillons de la même espèce recueilli: dam le permien de Dracj- Sainl-Loup. Dernière meut M. Davis a signalé sous le nom de Plevracanthui putchellvs un aiguillon du ranucl-coal de In Grande-Bretagne qui ressemble beaucoup au Pleuracauthui Frouardi.
•i. Kti'if, iwt;, peigne; ïxsvOa, épine.
solides que dans les squales actuels, il est probable qu'ils se seraient conservés.
Poissons osseux. — 11 n'en est pas des poissons osseux comme des cartilagineux ; on en a recueilli de nombreux squelettes entiers. Lorsque nous suivons ces animaux à travers les âges géologiques, nous voyons qu'ils se sont trouvés dans deux états différents : l'état téléostéen et l'état ganoïde. L'état léléostéen, ainsi que le nom l'indique 1 , est celui d'un poisson où l'ossification est achevée. L'état ganoïde est celui des poissons dont l'ossification est incomplète ; pour compenser la faiblesse qui en résulte, le corps est protégé par de grandes plaques ou des écailles osseuses couvertes d'un émail brillant; c'est ce qui a fait imaginer le nom de ganoïdes 2 . Comme bien d'autres désignations de classe, d'ordre, de famille, de genre, le mot de ganoïde est souvent appliqué à des animaux qui n'ont pas le caractère que leur titre semble indiquer : beaucoup de ganoïdes n'ont pas des écailles ganoïdes. Le nom d'à téléostéen 3 serait, dans un grand nombre de cas, préférable; mais, outre qu'il serait injuste de faire disparaître celui de ganoïde qui rappelle une des plus belles œuvres dues au génie d'Agassiz, le nom d'atéléostéen ne serait pas lui-même toujours exact, car plusieurs ganoïdes, notamment le polyptère et le lépidostée, aujourd'hui vivants, ont leur squelette bien ossifié : ceci prouve qu'il est impossible d'établir des séparations tranchées entre les êtres d'une même classe.
Ce qui est bien certain (et c'est là une des plus curieuses révélations de la paléontologie), c'est que, si l'on place d'un côté les poissons osseux dont le squelette est inachevé, et d'un autre côté ceux dont le squelette est achevé, on remarque que la plupart des premiers appartiennent aux anciennes époques,