‹ Les enchainements du monde animal dans les temps géologicquesChapitre 99 sur 128 · Mtya;, grand; !^6ù;, poisson · texte numérisé non relu

Mtya;, grand; !^6ù;, poisson

4. ùAi, deux foi»; irwtj, respiration. Pour »o rendre compte de l'état intermédiaire des dipnoés, il suffît de lire, dans le Recueil de la Palœonlographicat Society, le récit que M. Niait a fait de leur découverte :en 1837, Nattcrer reconnut que la vessie natatoire de ta Lepidosiren paradoxa remplit les fondions d'un poumon; N.ilterer et Fitzinger classèrent cet animal parmi les reptiles à câté des batraciens pércnnihrnnclles. En 1831). M. Owen décrivit la L&pidanre* (Protoplerat) annecUn* et la regarda comme un poisson. MM. Bitcholf, Grajr, Nilne Edward» ont mis les dipnoés avec les batraciens; Agassii, Muller. Hvrt, Peler» es ont rangés avec les poissons. Depuis l'élude du Ctratodia par M. Giinlher, on ne doute plus que les dipnoés soient de» poissons.

les poissons ordinaires, et par des poumons comme les vertébrés supérieurs; tel serait notamment le cas du genre Di/iterus' qui, avec l'aspect d'un ganoïde ordinaire, avait une dentition presque semblable à celle du dipnoé actuel appelé Ceratodus. Assurément rien n'est plus instruclil' pour l'étude des enchaînements du monde animal que l'organisation de ces dipnoés qui nous révèlent des liens entre deux classes différentes de vertébrés. Malheureusement, dans l'étal actuel de nos connaissances, il nous est le plus souvent impossible de savoir si un poisson fossile a été un dipnoé, ou bien a respiré seulement par des branchies; ainsi nous devons réunir sous

un titre commun des animaux qui ont eu sans doute des rôles différents dans l'histoire de l'évolution.

Le caractère le plus apparent qui dislingue les ganoïdes est celui des écailles osseuses couvertes d'émail (fig. 241). Ces écailles indiquent des êtres mieux adaptés pour la vie passive que pour la vie active; elles formaient une cuirasse qui devait gêner le sens du loucher et les mouvements; en

i. Nommé ainsi parce qu'il il deux nageoires dorsale» fîùu, deux; irtEpiv, aile). Au sujet des relations de plusieurs gstnofde) «nciens et des itipnoéi actuel*, on pourra lire une InUratUata noie de MM. Hancock et Alliey intitulée : A ftw remark!, an Ùijittnil, Clenodui, aiul on tlieir rclalionstitp la Ceralodut i'orsle.ri (Ann. ami Magat. of nalurat histanj, f série, toi. VII, p. 19», 1871).

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