p. 41, etc
[•roJ'^rîiCiQ al^i^iin'ji dans ces enclins lie la triilyinit« et a f'/rii'/ri da TiarU Bécesiw ria:crT^i;î:-3a de iiiiQ'éralisa* leur et eQ partioiJer de U r^peor d'eaa. Le» cantés des eoclaTea, en par'âe resoriîé«. de grès et de roches quart»rel'ispathi-fues de Mayen, etc.. soat tapissées de cristaux de iridijmiu. îDtimemeQt associa à des cristau de ^warfs, de ehrijto'yiltU^; les mêmes phéaomènes s'ofaeerreot Dotammeat dans les enctaTes de grés des oépbéUmtes
d'Hannebacher Ley, bien connues par les travaux de M. J. T^hmann. La fîg. 3.5 représente un échantUloo de quartz ancien renfermant du quartz et de la tridymite néogènes moulés par du verre^. II est intéressant de voir associées dans un même gisement les trois formes de la silice : quailz, tridymite et christobalite, qui se forment normalement a des températures différentes. II est probable que ces cristallisations se sont produites aux alentours de
2. Cette figure s éif livrée trop tard pour être placée p«ge ?3, où elle
devait se trouver.
1000®, température au dessous de laquelle la tridymite ne se forme plus, au dessus de laquelle le quartz ne saurait cristalliser. Des variations de température peuvent expliquer la production successive de ces deux minéraux. Ce quartz néogène présente des rhomboèdres aigus 6° (2021) de même que le quartz obtenu par M. Hautefeuille par fusion de la silice dans du tungstate de soude ; dans cette expérience, en élevant la température au dessus de 900®, c*est de la tridymite qui se forme. Le même savant a obtenu à la fois le quartz et la tridymite en employant les phosphates alcalins comme fondante
Les feldspaths sont plus fusibles que le quartz, ils dispa* raissent bien avant lui dans les enclaves en voie de fusion. Avant de fondre, ils se chargent le plus souvent d'inclusions gazeuses, d'inclusions vitreuses. Dans quelques enclaves ils présentent, en lumière polarisée parallèle, l'apparence d'un fragment de glace immergé dans un verre d'eau qui devient de moins en moins apparent, au fur et à mesure qu'il diminue d'épaisseur. L'orthose subit en outre des modifications dans ses propriétés optiques ; le plan des axes optiques est originellement perpendiculaire à 9^ (010). Dans les enclaves soumises à une haute température, les axes optiques sont presque réunis ; le minéral est souvent presque à un axe, alors que d'autres fois les axes optiques sont faiblement ouverts dans un plan parallèle à g^ (010) {orthose déformée). Ces faits sont conformes aux expériences de M . des Gloizeaux qui a montré comment ces phénomènes se produisent, dans l'ordre qui vient d'être indiqué, au fur et à mesure que l'on soumet une orthose à une température
1. C. Rendus, LXXXVI, 1133, 1878. MM. Friedel et Sarrasin ont obtenu aussi simultanément le quartz et la tridymite^ mois par voie humide et à une température inférieure au rouge sombre {Bull. Soc. m%n.t II, 158, 1879).
plus élevée. Ces modifications deviennent permanentes à partir de 900*.
La chaleur détermine généralement la large ouverture des clivages p(OOI) et g^ (010) des feldspaths. Tantôt la fusion s'effectue le long de ces clivages, les feldspaths sont ainsi démolis géométriquement en petits solides rectangulaires (PI. II, fig. 1, PI. III, fig. 12), tantôt elle se produit d'une façon irrégulière, donnant alors au cristal une apparence chagrinée (PI. II, fig. 4, 6, 9). Plus rarement les feldspaths fondent sur les bords en dents de scie (PI. II,
fig. 2).
Si les conditions dans lesquelles se trouve l'enclave sont favorables, c'est-à-dire si celle-ci est englobée dans une roche massive, se refroidissant lentement, et qu'il n'existe pas trop de quartz fondu, les feldspaths peuvent recristalliser soit en cristaux distincts, indépendants, ayant la forme de microlites (PI. III, fig. 1, 2, 9) ou de grands squelettes cristallitiques dont les formes sont jalonnées par du verre (PI. III, fig. 1 1 , structure en cassettes), soiten aiguilles cristallitiques s orientant sur les fragments anciens (PI. Il, fig. 10, 12, Pi. III, fig. 4), en sphérolitcs (PI. II, fig. 3), en plages irrégulières sans contours distincts cicatrisant les cristaux anciens (PI. II, fig. 4) et péuétrant dans leurs moindres fissures, ou enfin en grandes plages granitoïdes quand la recristallisation est totale (PI. II, fig. 5 et 8). Les feldspaths néogènes sont généralement faciles à distinguer* des feldspaths anciens, grâce aux divers minéraux nouveaux qu'ils renferment (pyroxène, etc.). Ces recristallisations de feldspath sont le plus souvent influencées par les produits de fusion des
1. Dans les feldspaths présentant la forme en cassettes, il n*cst cependant pas toujours facile de distinguer un cristal en voie de fusion d'un feldspath recristallisé, quand le minéral ne renferma pas d'inclusions d'augite néogène.
minéraux accompagnant le feldspath ancien ; c'est pourquoi, quand il existe plusieurs feldspaths différents dans une enclave, il arrive que le produit de la recrislallisation diffère des minéraux primordiaux, sans qu'il soit nécessaire, pour les expliquer, de faire intervenir l'action du magma volcanique englobant.
L'olivine, dans les nodules à olivine^ ne fond que diflicilement et recristallise soit sous forme de petits cristaux, le plus souvent allongés, suivant Tarète A* g'* (100) (010), soit sous celle de grains sans contours arrondis. Ces cristaux néogènes renferment souvent des inclusions de spiuelle , qui manquent à l'olivine primaire.
Les pyroxèneSy les amphiboles et sui^tout le mica, présentent des modifications plus intenses. V hyper slhène, subit les mômes modifications que le pyroxône monoclinique (enclaves de norites et de gneiss pyroxéniques) ^ ; tous deux se fendent, fondent sur leurs bords et se transforment eu un mélange d'augite, de spinellides (spinelle vert avec magnétite et résidu vitreux) ; tantôt cette augite néogène est distribuée d'une façon quelconque, en grains sans contours, tantôt, au contraire, elle forme des baguettes cristallitiques, orientées en grand nombre sur le minéral ancien, et formant ainsi un squelette de grand cristal (PL III, fig. 9). Quand le minéral transformé est de l'hypersthène, Taugite néogène est macléeavec elle suivant la loi ordinaire; la face (/* (010) de Thypersthène étant en coïncidence avec la face A* (100) de l'augite.
Ces modifications, sous l'action de la chaleur, s'observent aussi bien dans les pyroxènes des enclaves énal-
1, JIV, p. 129.
2. M. Becker a reproduit cette transformation périphérique de riiypersthène en fondant et recuisant ce minéral : il a obtenu ainsi de rhypersthône néogône que je n'ai jamais observée dans les enclaves {Zeitsch. d. d. geoL Gesellsch., XXXVII, 10, 1885).
logènes que dans Venstatite et le diopside des nodules à olivinej enclavés dans les basaltes. Quand, dans ces nodules, le pyroxëne monoclinique fond, la fusion se produit dans divers points du cristal et donne naissance à des taches sinueuses remplies de matière vitreuse.
L'amphibole fond d'une façon irrégulière et se transforme de même en cristallites d'augite, régulièrement orientés sur le cristal ancien ; ils sont généralement associés à des produits ferrugineux et à du verre (PI. VIII, fig. lOet 12)«.
Le grenat almandin fond facilement, on le trouve en partie transformé dans des enclaves de granulite dont les feldspaths sont intacts. La fusion a lieu soit par la périphérie, soit le long des cassures, le minéral se transforme en produits ferrugineux opaques ou en verre brunâtre riche en spinelle vert ; ce spinelle est disposé d'une façon quelconque, groupé en grappes ou associé à de Thypersthène, pour former des agrégats cristallitiques et des groupements fibreux rappelant la kelyphite (PI. III, fig. 3 et fig. 5, page 96). La composition chimique du grenat almandin ne peut pas expliquer la formation d'hypersthène, et il est probable que la présence de ce minéral est liée à ceUe de biotite, souvent associée au grenat dans les roches présentant les phénomènes qui nous occupent.
La même observation s'applique au cas de transformation du grenat en spinelle, hypersthène et anorthite que j'ai signalée dans une enclave de gneiss du Goupet et qui rappelle un peu le résultat des expériences de fusion de l'aimandin, efiectuées autrefois par M. des Gloizeaux^.
2. Manuel de minéralogie^ I, 277, 1862. Dans un échantillon de l'une de ces expériences que je dois à l'obligeance de mon savant maître, J'ai pu constater la formation de grands cristaux d'anorthite, de pyroxène et de superbes dendrites de spinelle.
MM. Doelter et Hussak ont aussi fondu et recuit le même minéral ^ ; ils ont obtenu du spinelle, accompagné d'oligiste, de mélilite et d'une néphéline calcique, minéraux que je n'ai jamais observés dans les enclaves que j'ai étudiées.
Quant à la biotite^ c'est elle qui se modifie avec la plus grande facilité et toujours la première. Elle devient d'abord d'un rouge foncé à éclat cuivré, puis opaque, par suite de la formation d'hématite (rubellane du lac de Laach, de la Denise, etc.); plus tard, elle fond, donnant naissance à des spinellides (magnétiteou spinelle vert, jaune), qui forment soit des agrégats en buisson (PI. II, fig. 9) quand ils sont très abondants, soit des octaèdres nets, souvent groupés en délicates dendrites. Assez fréquemment, on voit apparaitre en outre, de Thypersthène, plus rarement de la sil* limanite.
La calcite constituant les calcaires est généralement calcinée et transformée en chaux, qui a plus tard absorbé soit l'acide carbonique de l'air pour se retransformer en calcite, soit des produits gazeux (ayant accompagné ou suivi l'éruption) pour donner naissance à divers minéraux secondaires [eUringite, chalcomorphite, etc.). Je parlerai plus loin des cas de recristallisation des calcaires par fusion.
Modifications subies par les divers types d'enclaves. — . Maintenant que les modifications subies par les éléments des enclaves pris individuellement nous sont connues, il sera facile d'interpréter les modifications des enclaves elles-mêmes.
!*•. — Enclaves de grès et quartzites'^. — Quand Tenclave est exclusivement formée de quartz^ elle subit toutes