p. 269 à 359 et fig. 18 à
sont parfois entièrement transformés ou en partie résorbés; ils laissent alors à leur place une géode, tapissée de cristaux de pyroxène, de mica (fig. 18, p. 287), etc. Les roches englobantes subissent des phénomènes de métamorphisme endomorphe^ consistant en enrichissement en chaux et en soude (développement du pyroxène, transformation de la leucite en néphéline et en orthose, production dans les druses de beaux minéraux à la fois calciques et riches en alcalis). Ces modifications endomorphes et exomorphes semblent s'être produites par fusion ignée en présence de vapeur d'eau et d'émanations sodiques (chlorure de sodium).
Un semblable mode de formation aux dépens du calcaire peut être attribué à de nombreux agrégats cristallins, actuellement dépourvus de calcite', que Ton rencontre dans les tufs de la Somma et du Latium sans relation do contact avec les roches volcaniques ; ils renferment parfois un peu de verre et sont constitués par de la wollastonite, de Tanor' thite, de l'augite, du mica, de la humboldtilite, etc.
Des phénomènes de métamorphisme endomorphe du même genre que ceux de la Somma s'observent dans les bombes des tufs leucitiques du Latium^ ; ils sont encore plus intenses peut-être.
 la Somma, on trouve en abondance des calcaires très cristallins, souvent rubanés, renfermant un assez grand nombre de minéraux métamorphiques (graphite, périclase, mica, humites, péridots, pyroxônes, etc.), distribués d'une façon quelconque, ou orientés régulièrement. Enfin à côté de ces produits, se trouvent les célèbres calcaires zones et drusiques dans lesquels il faut considérer séparément les minéraux formés dans le calcaire lui-même devenu
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très cristallin et ceux qui remplissent ses druses. Les premiers sont régulièrement distribués dans de la calcite^ On observe (6g. 18 à 24) : péridot, humite et spinelle, puis péridot, mica et enfin pyroxène au fur et à mesure que Ton se rapproche de la druse dont le remplissage est formé par les minéraux les plus variés [néphéline^ orthose, leucite, sodalite^ méionile^ grenat^ idocrase, mica, pyroœène^ péridots^ humites^ 5pmeZZ«,etc.2), donnant naissance par leur association à des combinaisons soit très basiques, soit relativement acides [sanidinites).
En m'appuyant sur la considération des inclusions liquides, fréquentes dans beaucoup des éléments de ces calcaires transformés, sur la nature des minéraux que ceux-ci renferment et enfin sur leur comparaison avec ceux des calcaires des tufs de la Campanie, modifiés par fumerolles, j*ai proposé de considérer ces calcaires zones et drusiques comme ayant été modifiés par action de produits volatils^ ou entraînés par la vapeur d'eau (chlorures, fluorures, sulfates alcalins, alumineux, magnésiens, etc.). Ces produits ont agi à haute température et ont donné des minéraux différents, suivant la composition initiale de la roche transformée et suivant que la cristallisation des produits néogènes s'est effectuée dans le calcaire, et par suite sous son influence immédiate et à ses dépens, ou dans les druses dont les parois venaient d'être tapissées d'un enduit silicate.
Dans les tufs de la Somma, on trouve des agrégats cris-