‹ Les enclaves des roches volcaniquesChapitre 174 sur 206 · Hôhgau, p · texte numérisé non relu

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sont beaucoup plus rares , et Ton constate, au contraire, une grande abondance d'enclaves plus basiques que le magma englobant ; ce sont ces dernières dont l'étude fera l'objet du chapitre suivant.

Le tableau de la page 627 résume les données acquises dans ce chapitre.

Il est facile de voir que les diverses sa/nidinites correspondent respectivement aux syénites et syénites néphéli" niques anciennes, que parmi les enclaves des roches basaitaiies, \es diorites-diabases ei ^tf^cA^m'^s sont équivalentes des divers types de roches anciennes portant le môme nom : les enclaves grenues des néphélinites sont comparables à Vijolite et les nodules à olivine^ les nodules à hornblende et aiigite^ aux péridotites et aux autres roches basiques de la même famille. Quant aux enclaves basiques renfermant de la leucite, on ne leur connaît pas d'équivalent dans les roches grenues en place.

Je rappellerai encore une fois que mes divisions de roches trachytoïdes et de roches basaltoïdes n'ont rien d'absolu, et que les roches intermédiaires d'une même famille renferment des enclaves homœogènes également intermédiaires entre les enclaves des types extrêmes.

p. Enclaves homœogènes plus basiques que la roche volcanique

englobante.

1^ Famille des roches à feldspath seul.

a) Série trachytoïde. — Les éléments qui constituent ces enclaves sont les plus basiques de ceux que renferme normalement la roche volcanique englobante à l'état de grands cristaux. On constate que les enclaves basiques d'une roche donnée, ont souvent une tendance à se rapprocher, au point de vue de leur composition, de la forme grenue des types pétrographiques plus basiques de la même famille

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Étant donné le petit nombre des minéraux existant ou pouvant exister à Tétat de grands cristaux dans les roches volcaniques de la famille pétrographique qui nous occupe, (hornblende, augite, mica, feldspath triclinique et accessoirement apatite, magnétite et ilménite), on s'explique le peu de combinaisons pétrographiques observées parmi ces enclaves basiques qui oscillent autour de la composition des dioriteS'diabases \ les variations dans la basicité de la roche englobante ne se traduisent dans ces enclaves que par la plus ou moins grande quantité d'éléments ferromagnésiens et par la basicité plus ou moins grande du feldspath. Aussi dans les régions où Ton rencontre, au milieu de tufs, des roches de composition différente, variant depuis des trachytes acides jusqu'à des andésites augitiques, il est souvent difficile, et parfois même impossible de rapporter avec sûreté une enclave basique donnée à Tun des types pétrographiques dont il vient d'être question.

Ces enclaves sont ou bien holocristallines ^ ou bien pourvues d'une quantité plus ou moins grande de verre ^.

b) Série basalto'ide^. — Si l'on considère le type le plus basique de cette série, le basalte^ on constate que le nombre des éléments constituant les enclaves basiques est plus restreint encore que dans la série trachy toïde : ce ne sont plus que des silicates ferrugineux et parfois de la magnétite et de l'apatite. Nous sommes ainsi conduits aux nodules à hornblende et pyroxène^^ formés par un mélange holocristallin, ou semicristallin de hornblende ou de pyroxène, avec ou sans apatite, divine, magnétite et ilménite. Il y a lieu de signaler dans ces nodules la rareté de la biotite qui, au

1. Mont-Dore. p. 359; Gantai, p. 367; Haute-Loire, p. 370, etc.

2. Cantal, p. 368 ; Santorin, p. 373; Roccamonflna, p. 384, etc.

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