‹ Les enclaves des roches volcaniquesChapitre 2 sur 206 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans toutes les régions volcaniques, on rencontre, en quantité variable, des fragments de roches englobées dans les laves massives, ou parmi les produits de projection.

Ces fragments, que je désignerai désormais sous le nom d'enclaves, sont constitués soit par des roches volcaniques provenant d'anciennes éruptions, soit par des roches grenues ou schisteuses^ de composition minéralogique et d'origine diverses.

Les enclaves de roches volcaniques dans roches volcaniques présentent surtout un intérêt local. Elles permettent d'établir la chronologie des éruptions d'une même région, et font connaître souvent des types pétrographiques qui ne sont plus visibles à la surface du sol. Je ne m'en occuperai qu'accessoirement dans ce mémoire, spécialement consacré à l'étude des enclaves grenues ou schisteuses qui présentent un intérêt plus général.

Un rapide examen de ces dernières permet de les diviser en deux catégories.

La première est formée par des roches sans rapport de composition minéralogique ni d'origine avec la roche volcanique englobante [granité enclavé dans les basaltes, calcaire dans les Ira^hytesy etc.),

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La seconde comprend des associations minérales très cristallines, qui présentent avec la roche volcanique une plus ou moins grande analogie, de composition minéralogique et d'origine (syénites néphé- Liniques enclavées dans les phonoiites^ sanidinites dans les trachytes^ nodules à hornblende et biotite, nodules à olivine dans les basaltes); je les appellerai enclaves homœogènes^.

L'intérêt qui s'attache à toutes ces enclaves est multiple, car leur étude permet d'aborder plusieurs grandes questions sur lesquelles, à l'heure actuelle, la science n'a que des données incomplètes.

Enclaves énallogènes. Les enclaves énallogènes sont intéressantes en premier lieu au point de vue de l'histoire du métamorphisme.

On sait que la plupart des roches éruptives granitoïdes modifient d'une façon plus ou moins profonde les roches avec lesquelles elles se trouvent en contact. La cause de ces phénomènes métamorphiques peut être cherchée dans l'action de trois facteurs principaux: température, minéralisateurs, pression.

La nature des minéraux formés dans ces conditions montre qu'ils ne sont pas dus à des phénomènes calorifiques seuls, mais à des actions chimiques effectuées sous rinfluence de puissants minéralisateurs ayant agi sous pression , comme l'ont fait ressortir depuis longtemps plusieurs savants et particulièrement M. Daubrée^.

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