Op. cit
Vom Rath a décrit ' un écbaatilloD réaffirmant, au centre, de la calcite lamellaira entourée par uae sone périphérique de wollastonite fîbrolamellaire. Cette disposition permet de penser que cet échauttllOD constituait une bombe calcaire débarrassée de son enveloppe de roche volcanique.
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Calcaires géodiques. — Dans les blocs creusés de cavités, il 7 a lieu de considérer séparément : a. le calcaire lui-même et les minéraux formés directement dans sa masse i 0. les minéraux développés dans les cavités géodiques. L'existence constante de zones pyroxéniques ou micacées sur la paroi de la géode rend cette distinction facile.
OE. Modifications subies par le calcaire lui-même. — ^ Dans le type le plus complexe, une Hection perpendiculaire à la druse montre la disposition suivante :
t. Pogç. Ann. CXLIV, 390, 187Î.
Les minéraux de remplissage de la géode s'appuient sur une sone de pyroxène jaune verd&tre pâle en lames minces; les cristaux de pyroxène sont en général disposés à peu près sans ordre, ils sont suivis par une zone plus épaisse de mica vert, incolore ou légèrement vert clair en lamea minces. Ce mica est, d'ordinaire, implanté aormalement à la paroi, formant ainsi une couche contiaue, à
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apparence fibreuse, facile à voir à l'ceil nu et atteignant parfois 2 ou 3 "" d'épaisseur. Les lamelles de mica sont quelquefois grandes et larges; dans d'autres cas, elles sont très petites, froissées, montrant eu lames minc«s un fouillis de petites plages biréfringentes qui englobent souvent quelques grains d'augite.
En dehors de la zone micacée, se développent des grains de calcite, de grande taille, présentant la macle suivant b* (01 fî}, puis vient une zone irrégulière,
iaterrompiie,' constituée par du péridot allongé suivant la lone verticale de signe toujours positif. Ces minéraux forment des cristaux allongés, très pénétrés de calcita, ce qui en rend souvent difficile l'étude optique. Tantôt ils constituent des baguettes rectilignes, serrées les unes contre les autres, parfois associées à du spinetle verdâtre, tantôt au contraire, ils présentent des formes irrégulières, dendrifonnes.
Les dimensions de cette zone en palissade sont très variables ; les cristaux qui la constituent atteignent parfois I"" et n'ont souvent pas 0 ■"■" 10. Quand on s'avance vers l'intérieur du calcaire, on voit se succéder plusieurs zones semblables alternant avec des grains de calcite. Puis apparaît du péridot qui se dispose d'une façon de moins en moins régulière ; il tend à s'isoler le plus souvent des grains sans formes géométriques, associés à beaucoupde spinelle; enfin, h I"" environ de la druse, il n'est souvent plus possible de
diatinguer de dùtribuUoD régulière ; le péridot et le spinelle étant diBBémiDés d'uoe fai^n uDiforme dans le calcaire.
M. Uieriscb a signalé dans la calcite des iaclusions liquides à bulle et à cristaux cubiques de chlorure de sodium. Daos quelques échantillons, j'ai trouvé ces inclu-
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Biona en quantité telle que le minéral paraissait trouble en lumière naturelle quand on l'examinait avec un faible grossissement.
De grandes Tarialions existent dans l'abondance plus ou moins grande des péridots et des spineiles. De plus, daoB quelques échantillons, le péridot prend des formes géométriques tr^s nettes; il préf^cnte alors l'allongement normal siiinulU loue/jj^* (001) (010); il est facile de s'en assurer ai QODStaUntque le pl;in des axes optiques est IrausTersat à
l'allongement. Les clivages p (001) sont toujours très nets, et sont quelquefois accompagnés de clivages suivant hf^ (1 00).
Tous les échantillons ne possèdent pas à beaucoup près cette disposition. Parfois les trois zones silicatées sont appuyées les unes contre les autres sans être accompagnées de calcite (fig. 21). Dans d'autres cas, la zone extérieure de pyroxène est très réduite ou manque complètement. Le mica est parfois disposé d'une façon irrégulière (fig. 22) au lieu d'être implanté normalement à la paroi. Souvent la zone en palissade n'est pas régulière et le péridot grenu s'observe immédiatement à proximité du mica. Enfin la calcite peut être très abondante, les minéraux métamorphiques étant clairsemés au milieu d'elle, ou bien au contraire ces derniers peuvent dominer, conduisant ainsi aux agrégats entièrement silicates que nous étudierons plus loin.
Dans d'autres cas, il existe plusieurs zones successives constituées soit par le mica, soit par le péridot squeleltiforme (fig. 22) ou grenu, soit enfin par des humites.
Quelques blocs ofirent une composition un peu différente.
L'un d'eux (fig. 23) présente à l'extérieur la zone pyroxénique largement développée, puis la croûte micacée. Le péridot en palissade est peu abondant et manque même souvent, puis, dans le calcaire, on observe, vaguement distribuée en zones, une quantité considérable de plages irrégulières de humites présentant les associations régulières de humite rhombique et de clinohumite ou de chondrodite avec les macles polysynthétiques bien connues. Ces minéraux sont souvent associés à du spinelle qui parfois forme des octaèdres et des grains excessivement petits, rappelant les grappes d'œufs de poisson ; ce spinelle crible littéralement les humites ou les entoure. Ces minéraux renferment des inclusions vitreuses et de très nombreuses
iaclusioDB liquides avec bulle et cristauz cubiques de chlorure de sodium.
J'ai observé des échantillons dans lesquels les humites formaient des lita minces, suivant asses bien les sinuosités de la cavité dont le bloc était creusé. Ces humites ne se présentaient plus comme précédemment en grandes plages, mais formaient des agrégats de petite grains sans contours
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géométriques. Par places, le calcaire avait complètement disparu de la roche formée exclusivement de humite et de spinelle rappelant quelques-uns des nodules silicates décrits par M. Michel Léry, dans les dpolins de la Sierra de Ronda en Andalousie, et par moi-même, à Arignac dans i'Ariège.
Ces blocs à humite sont souvent riches en aiguilles d'apatite, j'y ai rarement trouvé des dodécaèdres de gre-
nat. Il existe tous les passages possibles entre eux et les blocs à péridot qui ont été décrits plus haut, les deux groupes de minéraux se mélangeant en proportion variable.
J'ai recueilli un bloc dans lequel les zones de pyroxëne et de mica manquent complètement, les humites en cristaux d'un jaune très pâle formaient la bordure de la druse, tapissée de cristaux de leucite.
Enfin, quelques calcaires zones ne renferment que du mica.
0. Minéraux de remplissage des druses. — Passons rapidement en revue le remplissage des cavités des calcaires. Nous avons vu plus haut que ces cavités étaient garnies d'une sorte d'écorce de minéraux ferrugineux constitués en premier lieu par du pyroxène, puis par du mica, La zone pyroxénique peut manquer ; elle est souvent très réduite.
Le remplissage des druses est très varié, mais d'une façon générale, on peut y distinguer deux sortes de minéraux. Les uns sont des silicates de chaux, de magnésie, ou de fer dont une partie au moins des éléments peuvent être considérés comme ayant été fournis par les calcaires voisins, tandis que les autres, riches en alumine et en alcalis n'ont certainement rien emprunté aux roches sédimentaires et ont été intégralement apportés des profondeurs dans la cavité où ils ont cristallisé.
Parmi ces divers minéraux, il en est que nous avons déjà rencontrés dans les diverses zones du calcaire, ce sont le mica, le pyroxène, le péridot, les humites, le spinelle; d'autres ne s'y trouvent pas, ce sont le grenat, la v^ollastonite, l'anorthite, la méionite, l'idocrase, la cuspidine, etc.
Au nombre des minéraux dont les éléments sont en totalité ou en partie exogènes, il faut signaler en première ligne la sanidine, la leucite, les néphélines (néphéline, cavoli-
nite, davyne, microsominite, phacélite), la sodalite, la mizzonite, le zircon.
Ces minéraux drusiques sont implantés directement sur le pyroxène ou le mica. Tantôt ils sont peu nombreux, présentant des formes nettes, tantôt ils constituent des agrégats grenus pouvant remplir complètement la cavité des calcaires, ils forment ainsi une véritable roche.
Dans le premier cas, les cristaux sont souvent fort beaux, riches en faces ; ce sont ceux qui ornent les collections minéralogiques. Ces divers minéraux forment des associations en nombre illimité, mais quelques-unes sont plus fréquentes que les autres, c'est ainsi que lanorthite est souvent accompagnée de méionite dans des druses tapissées de petits cristaux de pyroxène jaune verdâtre^ — que ridocrase seule ou associée au grenat, à la sodalite, se trouve dans des géodes spéciales, — que la leucite transparente accompagne parfois les humites dans les cavités de calcaires dépourvus des zones micacée et pyroxénique, — que la leucite transparente est associée à de la méionite, — que l'on trouve des géodes uniquement tapissées par de la népbéline ou de la sodalite, du spinelle ou du grenat mélanite, par de Tidocrase et de la sodalite, de la népbéline et du grenat grossulaire rouge, de la cuspidiue et du grenat mélanite, etc.
En ce qui concerne les agrégats cristallins remplissant plus ou moins complètement les cavités drusiques, on trouve également la plus grande variété : dans quelques-uns, ce sont les minéraux basiques qui dominent. C'est ainsi que j'ai rencontré une géode presque entièrement remplie par un mélange de pyroxène, de wollastonite, de spinelle moulés par de la méionite, puis par de Toutremer; ce dernier minéral d'un très beau bleu en lumière naturelle, renferme quelques très grosses inclusions vitreuses à bulle.
Il existe en outre un peu de calcite qui me parait secondaire. Cet échantillon présente une grande analogie de structure avec les cipolins à outremer du lac BaXkal.
Dans un autre échantillon, la méionite et le pyroxène remplissent seuls la géode : là encore, la méionite, en grandes plages claires et dépourvue d'inclusions, moule le pyroxène ; elle englobe quelques rares cristaux de sodalite.
Mais, parmi ces agrégats minéraux, il faut faire* une place spéciale à ceux dans lesquels dominent les minéraux blancs et particulièrement la sanidine.
Ceux-ci possèdent la structure miarolitique, ils sont essentiellement constitués par de la sanidine, le plus souvent associée à de la sodalite, de la néphéiine, quelquefois de la leudte.
Les relations mutuelles de ces divers minéraux sont les mêmes que celles que nous signalerons dans les sanidinites, étudiées dans la deuxième partie de ce mémoire. La sanidine est aplatie suivant g^ (010), souvent maclée suivant la loi de Garlsbad ; la sodalite est plus abondante que la néphéiine; comme elle, elle est souvent englobée par le feldspath, mais fréquemment aussi elle le moule. Des cristaux nets de ces trois minéraux se rencontrent dans les interstices miarolitiques de la roche.
Ce qui caractérise les agrégats k sanidine remplissant les druses des calcaires, c'est Texistence presque constante au milieu d'elles de grenat (mélanite ou grossulaire), d'idocrase ou d'amphibole vert foncé, très pléochroïque. Ces minéraux s'y présentent souvent en très beaux cristaux.
Les divers éléments que j'ai énumérés jusqu'ici se mélangent en toutes proportions et les minéralogistes qui ont visité les ravins de la Somma savent quelles nombreuses variétés il existe dans ces agrégats cristallins à
sanidioe. Les uns sont très riches en éléments blancs, qui dans d'autres sont très peu abondants, ne formant que Taccessoire de véritables roches de grenat, d'amphibole, etc.
. Dans les types riches en sanidine surtout, les éléments colorés sont distribués d*une façon à peu près régulière, quelquefois, au contraire, ils s'isolent dans des bandes contournées qui parcourent d'une façon capricieuse les éléments blancs. Enfin il y a lieu de signaler quelques types exceptionnels , tels que celui par exemple qui consiste en un agrégat très miaroli tique de sanidine, de sodalite et de grenat mélanite dont les cavités nombreuses renferment de gros cristaux de méionite. J'en ai recueilli un bel échantillon dans le ravin de Quaglia, Quant aux agrégats riches en leucite, ils renferment souvent de la woUastonite et du pyroxène.
2® Calcaires sans structure zonaire. — A la Somma, on rencontre en assez grande abondance des blocs calcaires, riches en minéraux distribués au milieu d'eux d'une façon quelconque. Ces calcaires, au point de vue de leur composition minéralogique, peuvent être comparés soit à la zone intérieure des calcaires zones qui viennent d'êti:e décrits, ce sont sans doute alors les débris de bancs calcaires puissamment modifiés en profondeur, soit aux enclaves de calcaire que nous avons étudiées plus haut dans les roches trachytiques et leucitiques. Leur composition est très variable. Les uns ne renferment que des octaèdres de périclase, d'autres, décrits en détail par M. Mieriscb, contiennent de la forstérite, dépourvue d'inclusions autres que celles de spinelle avec laquelle elle est toujours associée.
Enfin, le plus grand nombre renferment du péridot, du spinelle, du mica, du pyroxène, des humites, soit seuls, soit associés en diverses proportions.
— aoi —
Parmi les échantillons que j'ai recueillis dans les ravins de PoUena, se trouve un calcaire cristallin renfermant environ 50 0/0 de silicates (anortbite, wollastonite , pyrozëne vert foncé) : la woUastonite est en partie calcifiée, Tanorthite forme de grands cristaux à formes géométriques ou cristallitiques. Par places, le calcaire disparaît^ et l'on se trouve conduit à des roches entièrement silicatées, analogues à celles qui seront décrites plus loin.
Là encore, les dimensions et les proportions relatives des divers éléments entre eux, leur plus ou moins grande abondance par rapport au calcaire subsistant donnent lieu à un nombre indéfini de types pétrographiques divers, qu'il serait fastidieux de décrire ici. Les grains de calcite sont souvent maclés suivant b^ (0112).
Il 7 a lieu de rappeler, dans quelques-uns de ces blocs, l'existence de graphite, de sulfures métalliques (galène, blende, pyrrhotine, pyrite, molybdénite*). Je ferai remarquer en passant que ces mômes minéraux se rencontrent dans de semblables conditions, associés à des silicates dans les cipolins d'un grand nombre de localités et particulièrement dans ceux de l'Ariège.
Notons enfin des roches à éléments souvent très fins, parfois pauvres en calcite et généralement formées de biotite, de pyroxène, de grenat accompagnés de woUastonite et d'anorthite. Parfois, l'un quelconque ou plusieurs éléments de la roche deviennent porphyroïdes et englobent en grand nombre de petits grains de tous les autres minéraux.
Ces roches ressemblent alors à s y méprendre aux cornes résultant de la transformation des calcaires anciens par le gmnite. Elles sont très analogues aux petites enclaves