BuU. Sœ. miner,, XV
les autres celle d'octaèdres b^ (112). Cette observation prouve que l'origine des zircons des tufs basaltiques n'est pas unique. Quant aux sanidinites elles-mêmes, elles ont été sans doute arrachées aux sables à Mastodontes (dans lesquels M. Boule a signalé l'existence de fragments de toutes les roches volcaniques du Mézenc), car il n'existe pas de roches trachytiques en place aux environs du Puy.
Prusse rhénane. — EifeL Au Bocksberg et au Rengersfeld, les enclaves enallogènes décrites plus haut sont accompagnées d'enclaves grenues que nous avons à étudier ici. On peut y distinguer les deux types habituels.
a) Sanidinites, — Les sanidinites sont à très grands éléments, presque exclusivement composées d'orthose et d*anorthose avec un peu de zircon, et rarement de pyroxène et de biotite. Elles sont miarolitiques. Leurs interstices sont parfois remplis par de la calcite secondaire, et souvent tapissés de très beaux cristaux de tridymite. Les feldspaths de quelques échantillons sont extrêmement riches en inclusious gazeuses et en inclusions liquides à bulle mobile. Les phénomènes de corrosion et de recristallisationj, décrits à Menet, s'observent parfois (PI. V, fig. 12); les feldspaths récents, en baguettes rectangulaires, sont alors jalonnés par un peu de matière jaunâtre.
b) Enclaves basiques. — Les enclaves basiques offreni également une grande analogie avec celles du Plateau Central. Le feldspath dominant est la bytownite; la hornblende brune est très abondante, généralement associée à du pyroxène et à une très grande quantité de magnétite et d'apatite avec inclusions noires. Les inclusions vitreuses ne sont pas rares dans les feldspaths, il y a fréquemment tendance à la structure ophitique. Ces enclaves sont généralement calcifiées et paraissent être des ségrégations;
on rencontre fréquemment des passages insensibles entre elles et la roche ambiante. M. K. Vogelsang^ décrit des enclaves analogues provenant de ces gisements. Il y a trouvé de rhypersthène, localement transformé en biotite. Des enclaves identiques de Stenzelberg (Siebengebirge) sont signalées par le même auteur. Je n'ai rencontré d'hypersthène dans aucun de mes échantillons.
Siebengebirge, — Les trachytes et andésites des divers points du Siebengebirge renferment des enclaves tout à fait analogues à celles de TEifel et sur lesquelles il me semble inutile de revenir. Quelques-unes de celles de Margarethkreuz, du Drachenfels, du Volkenburg et du Lohrberg sont pauvres en amphibole et contiennent une assez grande quantité d'augite et de biotite. L'apatite y est plus rare que dans les roches précédentes.
Santorln. — M. Fouqué a décrit^ sous le nom de nodules à oligoclase de grosses enclaves qu'il a recueillies dans l'andésite à hypersthène de l'éruption de 1866. C'est une roche à apparence très cristalline, criblée de petites cavités.
Au microscope, on constate qu'elle est constituée par une trame de longs cristaux allongés de feldspath triclinique, associés à beaucoup d 'hypersthène, à de l'augite, de la magnétite et enfin à un peu d'olivine. Les inclusions vitreuses sont abondantes dans les minéraux transparents.
Les intervalles laissés entre eux par les cristaux sont imparfaitement remplis par du verre brun clair, parsemé de longs microlites filiformes de feldspath non maclé et de quelques microlites pyroxéniques.
Dans des analyses et des études optiques récentes,