‹ Les encyclopédistes, leurs travaux, leurs doctrines, et leur influence (volume 4)Chapitre 16 sur 18 · G0 LES ENCYCLOPÉDISTES · texte numérisé non relu

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un fait incontestable. Mais ils n'avaient à leur service, les uns comme les autres, que leur force individuelle. D'un autre côté, par la nature de leur talent comme par le caractère de leurs ouvrages, ils ne pouvaient guère avoir de prise que sur un certain nombre d'esprits. Voilà pourquoi leur action, si puissante qu'elle fût, devait être nécessairement limitée.

Toutes ces forces, toutes ces influences se groupèrent et s'unirent dans Y Encyclopédie, qui eut en quelque sorte la puissance d'une institution et qui, ne laissant rien en dehors du cercle qu'elle embrassait, put étendre partout son empire. A la verve de Diderot Y Encyclopédie associa la science de d'Alembert ; Voltaire lui prêta son esprit, Rousseau sa passion, Montesquieu son intelligence politique. Tou-s les talents, toutes les idées, toutes les aspirations y aboutirent comme à un centre commun. Ce n'était plus un seul homme, marchant isolément à l'assaut des abus ou des préjugés qui dominaient de toutes parts : c'était une légion qui entrait en campagne et livrait bataille au passé. Comment n'aurait-elle pas exercé une grande influence ?

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