‹ Les Endocardites Malignes dans la Chorée de SydenhamChapitre 27 sur 34 · LES SIGNES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

LES SIGNES GÉNÉRAUX

La température est généralement une température cscillant entre 38° et 39°, mais elle peut être plus haute ou plus basse. ,

L'apparition de la fièvre qui en général est concomitante des signes stétacoustiques d’endocardite est parfois plus précoce, mais le plus souvent postérieure aux signes physiques; elle peut même dans quelques cas être tardive, Dans les cinq observations du Docteur Comby nous voyons la température se manifester deux fois quatre jours avant la mort, une fois deux Jours avant Ia mort, une fois la veille de la mort, une autre fois enfin le jour de la terminaison fatale, Dans l'observation de Mutchinson la température ne se

manifeste que 36 heures avant la mort.

SC UPS

La température peut même manquer (observation d'Evan Powel, de Bouchut, de Chavigny).

D'ailleurs, bien que la chorée ne soit pas par ellemême une maladie fébrile, l'intensité de l’agitation choréique peut parfaitement donner lieu à une élévation de la température. D’autre part, un choréique peut faire à un moment donné une infection étrangère et surajoutée, laquelle donne lieu à de la température, La fièvre ne constitue donc pas un signe qui permette d'affirmer l’endocardite maligne, même quand il existe des signes cardiaques. Elle ne sera en tcut cas qu’un gros signe de présomption auquel devra s’adjoindre la constatation de signes cardiaques nets et de signes emboliques. Nous saisissons encore ici toute l'importance qu’il y a en clinique d’avoir un faisceau de signes pour affirmer un diagnostic.

ARYTHMIE ET TACHYCARDIE

C’est un symptôme non négligeable et que l’on rencontre souvent.

Il nous paraît intéressant de remarquer que dans les autopsies de De Boyer (observation 16 et 22) on remarque que lendocardite pariétale auriculaire droite dans la région de la fosse ovale, région voisine du nœud sinusal de Keith et Flack, Roger (observation 22) et Cartier (observation 20) notent l’inflammation de l'oreillette gauche dans la cloison interauriculaire. IL n’est peut-être pas interdit de penser qu'il s’agit là d’un certain retentissement inflammatoire de

voisinage sur le système nerveux intra-cardiaque.

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La fréquence d’arythmie dans tous les éas où il n'y a aucune raison de penser à un trouble de la cynétique auriculaire jointe aux constatations anatomopathologiques précédentes doit permettre de considérer, semble-t-il, l’arythmie comme un signe qui doit faire soupçonner fortement l’endocardite.

Peut-être y-a-t-il là l'explication de ces « chorées du cœur » qui seraient donc des troubles liés à de l’endocardite pariétale. Le fait aurait d’autant plus d’intérêt au point de vue diagnostic que ce sont justement les endocardites pariétales qui ne donnent lieu à aucun signe stéthacoustique. Les observations de Comby sont particulièrement instructives à cet égard : sur six cas trois ne donnent lieu à aucun signe valvulaire; ces trois cas s’accompagnent d’arythmie ou de tachycardie,

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