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dite maligne est en effet l’une des causes les plus fréquentes parmi celles qui entraînent la mort dans la chorée de Sydenham, affection généralement bénigne.
La notion de malignité de l’endocardite a donc une importance considérable au point de vue du pronostic
Ge la chorée. £
Le point de départ de ce travail a été une observation recueillie dans le service de notre Maître, M. le Docteur Ribierre, à l’hôpital Necker.
Nous rapporterons tout d’abord cette observation à propos de laquelle se posent, on le verra, la plupart des. problèmes qui divisent l’opinion médicale au sujet des relations de la chorée avec les endocardites et en particulier avec les endocardites malignes, relativement rares en pareil cas.
OBSER VATION
(Inédite, recueillie dans le service du Docteur Ribierre, à l'Hôpital Necker).
Chorée de Sydenham. — Endocardite maligne végétante. Autopsie.
Mlle F... Berthe, âgée de 15 ans, travaillant à la Compagnie Thomson, entre le 24 avril 1923 à l'hôpital Necker, salle Huchard, pour une affection dont le début remontait à trois semaines déjà. Voici les explications fournies par la malade sur cette période.
Il y à une vingtaine de jours, elle éprouva une sensation de fatigue accompagnée d’anorexie. Ces signes fonc-
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tionnels persistèrent pendant 5 à 6 jours, au bout desquels apparut un phénomène nouveau consistant en mouvements involontaires dans le membre inférieur droit. Ii s'agissait d’une extension brusque du genou s’accompagnant de douleurs dans l’articulation et gênant la marche. La malade continue pourtant son travail. Mais, quelques jours plus tard, les mouvements involontaires gagnent le membre supérieur droit. Le creuset rempli de vernis, qu’elle tient durant son travail dans la main droite, lui échappe deux fois. Elle quitte l’atelier à ce moment et reste couchée chez elle. Pendant cette période, les mouvements involontaires s'étendent à la face qui devient grimaçante. Enfin, deux jours avant son entrée à l’hôpital, la malade à eu quelques troubles de la parole consistant dans une certaine difficulté de l’élocution. En outre, elle serplaint de haussements de l'épaule droite et de torsion brusque de la tête vers la droite. Le côté gauche du corps resta toujours indemne. La nuit, la malade dormait sans être gênée par les mouvements.
Pendant toute cette période, la malade n’a pas ressenti la moindre somnolence, ni aucur trouble oculaire.
C’est à la suite de ces symptômes que la malade entra à l'hôpital dans la soirée du 24 avril.
Elle accusait, ce soir-là, quelques douleurs articulaires dans le genou et le poignet droit, douleurs légères, apparues depuis quelques jours. On prescrit 10 gr. de salicylale de soude, pro die.
Le lendemain 25 avril, un examen complet de la malade est pratiqué.
Les signes fonctionnels articulaires ont disparu; il n'y a plus trace de douleurs articulaires. On ne note d’ailleurs aucune douleur musculaire, on ne constate aucune tuméfaction articulaire; il n’y a pas de choc rotulien.
ar contre, il existe d’autres signes physiques de la p'us grande évidence. Il y a une certaine agitation qui .se manifeste dans l'attitude de la malade, dans sa mi-
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