‹ Les Endométriomes du Périnée: Contribution à l'Étude de la Pathogénie des EndométriomesChapitre 10 sur 19 · B. —- THÉORIE DES GREFFES · texte numérisé non relu

B. —- THÉORIE DES GREFFES

Elle prétend s’appliquer aux endométriomes extrautérins et extra-génitaux. La néoformation aurait pour point de départ l’implantation sur le péritoine ou même dans épaisseur de la paroi abdominale d’un fragment minuscule de lendomètre ou de la muqueuse tubaire. Ce fragment pourrait être greffé au cours d’une intervention abdominale : ce serait le cas des endométriomes des cicatrices de laparotomie. Il pourrait également avoir été transplanté par le mécanisme suivant, ingénieusement révélé par Sampson en 1922 : Du fait d’un obstacle à l’évacuation normale du sang menstruel, dû à une affection sténosante du col, les fragments de muqueuse desquamée que contient ce sang menstruel pourraient refluer par le pavillon de la trompe et se développer dans la cavité pelvienne. L’ovaire, par sa situation au contact du pavillon tubaire, est particulièrement

exposé à recevoir des débris de muqueuse utérine-:

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sur sa surface, d’où la fréquence de l’endométriose ovarienne (kystes goudrons). Mais, de plus, l'ovaire peut, à son tour, être le point de départ de greffes endométriales secondaires : lorsqu'un kyste se rompt dans la cavité pelvienne, des végétations peuvent s’en détacher et s’implanter sur le péritoine, notamment dans les parties déclives. L’ovaire pourrait ainsi servir «d'hôte intermédiaire» et le passage du tissu endométrial sur l’ovaire pourrait même augmenter son aptitude à la greffe secondaire ; autrement dit

exalter la «virulence » de l’implant.

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