SA FAMILLE ET SA COUR
DEUX VOLUMES lN-80. PBlX : 7 FK, 5o C. LE VOLUME, ET (J FR. PAR LA POSTE-
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On a lu, dans les mémoires sur l'impératrice Joséphine, par madame Ducrest, le seul ouvrage que recommande jusqu'ici une authenticité incontestable de faits, l'intéressant épisode qui concerne mademoiselle Avrillion, femme de chambre favorite de Joséphine, qui se cassa la jambe à Navarre, dans une partie de traîneaux * .
* Dès que la jambe fut remise, Sa Majesté monta avec rapidité un petit escalier bien noir pour se rendre près de la malade, qui pleura beaucoup, en disant que ce qui la désolait était d'être si lonp,-temps sans voir Timpérairice. « Oh! si ce n'est que cela, répondit celle-ci^ calmez-vous 5 car je j) viendrai chaque jour savoir si vous avez tout ce qu'il vous faut; et quand » vous aurez bien suivi les ordonnances du bon docteur, je resterai long- » temps près de vous; la longueur de mes visites sera proportionnée à votre » raison et à votre patience, )>
En effet, elle n'y manqua jamais pendant deux mois que mademoiselle Avrillion fut forcée d'être dans la même position. Cet exeiTiple fut suivi par toutes les personnes de la maison : lorsque le médecin le permettait, on se relayait pour monter auprès de la pauvre patiente; sa chambre était devenue la succursale du salon. Le vice-roi, la reine Horiense, y allaient exactefnent aussi. ( Mémoires sur V Impératrice Joséphine j tom. I , page 285 ).
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