‹ Les enfans d'EdouardChapitre 11 sur 106 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

Lord Glocester^ votre oncle^ aujourd'hui vient vous prendre Pour recevoir le roi.

ÉLISABETH

Vous le ferez attendre :

Le regardant de coté.

Richard j je vais gronder. — Cher trésor^, <î^^'^l ^^^^i »

LUCI, au duc d'York.

Votre frère est un ange, et vous ne valez rien,

LE DUC d'tORK.

Voyez-vous l'hypocrite ! il est roi d'Angleterre ^ Et je ne le suis pas j voilà tout le mystère.

Dans le pays de Galle, où chacun l'admirait. Le jour de son départ il a fait un beau trait.

LE DUC D YORK , se rapprochant.

Lequel ?

LUCI

On nous l'écrit.

LE DUC d'tORK.

Lequel? je veux l'apprendre :

L'éloge d'Edouard^ j'aime tant à l'entendre!

LUCI , le saisissant.

On vous tient ^ déserteur !

LE DUC d'yORK.

C'est une trahison ;

Mais je me vengerai.

ÉLISABETH

Demande-lui raison.

A Luci.

Abuser de l'amour qu'il montre pour son frère , Ah ! fi ! c'est mal.

LUCI

Amour que je ne comprends guère j Ils sont si différens : l'un gai, bouillant, fougueux; L'autre, grave et sensible,

ÉLISABETH

Aimables tous les deux.

LE DUC D'YORK, à Luci.

Si tu pouvais finir! pour cette jarretière Faut-il donc à genoux rester une heure entière?

LUCI

Encor faut-il le temps. Je suis vieille, et mes doigts N'ont plus l'agilité qu'ils avaient autrefois, Mon cher petit Richard.

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