‹ Les enfans d'EdouardChapitre 21 sur 106 · ACTE I, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE II

GI.OCESTER, au duc d'Yoïl

A qui donc?

Mais enfin ?.

LE DUC D YORK

A quelqu'un.

GLOCESTER

ELISABETH

Certain duc va se rendre importun ; Et je le renverrai.

GLOCESTER

Non pas : laissez-le dire; Sa malice m'enchante et me fait beaucoup rire.

ÉLISABETH

Vous le rendez, milord, trop libre en le gâtant.

Bas.

Il est un peu malin ; mais il vous aime tant !

GLOCESTER

Et moi donc!... cher enfant. Il faut que je l'embrasoc. Si jamais celui-là ment à sa noble race!....

ELISABETH

Et son frère!

GLOCESTER

Son frère est aussi mon espoir.

Qu'ils prospèrent tous deux , et que je puisse voir Ces rejetons chéris d'une tige si belle , Ces deux roses d'York fleurir sous ma tutelle!

ÉLISABETH

Elî bien î protégez-les 5 qu'ils vous soient toujours chers Eux , comme tous les miens : la main de lord Ri vers Sur le lit d'Edouard serra deux fois la vôtre; En veillant sur mes fils , aimez- vous l'un et l'autre !

Ici on entend quelque rumeur sous les fenêtres. ^ TJN CRIEI3R PUBLIC, en dehors.

« Jugement et condamnation de lord Hastings , pair du royaume^ atteint et convaincu du crime de haute trahison. »

LE DUC D YORK

Hastings ! . . . grâce y mon oncle !

ÉLISABETH

Il aimait cet enfant,

GLOCESTER

Le lâche avait trahi celle qui le défend. Forcé de le punir ^ j'^^^ peine à m'y résoudre; Mais je vous aimais trop, milady , pour l'absoudre.

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