ACTE III, SCÈNE IX
Au moment où je parle ^ ils s'ouvraient des chemins , Si. . . que dis-je? à toute lieure^, à chaque instant, ses mainS;, Ses deux mains pour frapper sur vous peuvent s'étendre
Les saisissant avec transport dans ses bras.
Ecoutez !
LE DUC d'yORK.
Qu'avez-vous ?
ELISABETH
Hélas! j'ai cru l'entendre j J'ai cru vous embrasser pour la dernière fois ; Et j'en bénissais Dieu : nous serions morts tous trois*
ÉDOUARD
Non pas voiis !
ELISABETH
Il faudra que je vous abandonne ; Mon devoir m'y contraint. Votre danger m'ordonne De revoir vos amis ^ d'attendrir^ de pousser, D'enflammer ces cœurs froids que la peur vient glacer» Oui, je le dois. D'ailleurs, pour peu que je balance, Tyrrel aura recours même à la violence ; Et que deviendrez-vous , si j'ose l'irriter.^
Prenant le duc d'York a part.
Richard , que je te parle, avant de te quitter !
A voix basse.
Tu ne veux pas, mon fils, que ton frère périsse; Dis-lui donc, toi qu'il aime, oh! dis-lui qu'il fléchisse.. »
LE DUC DYOllK.
Quoi ! devant Glocester !
EDOUARD, qui a prêle roreillo.
Moi, fléchir ! nioi^ céder î
ELISABETH
Mais y malheureux enfant , s'il veut te poignarçler^ Il le peut.
EDOUARD
Je l'attends.
LE DUC d'yORK.
Qu'il ose l'entreprendre :
J'ai du cœur, de la force, et j'irai te défendre;, Te couvrir de mon corps
EDOUARD
Richard î
LE DUC D YORK
Mourir pour t(
ELISABETH
Mais vous mourrez tous deux.
LE DUC D YORK
Eh bien! tous deux.