SCENE PREMIERE
TÉLÉMAQUE, entre en chantant.
Me tTA au poste! je vas donc la voir, lui parler!... ouf! rien que d'y penser, j’ sens mon coeur qui bal la cbargo d'une force !... Ah! Toinette I Toinrtu»! Allons, allons, c’est fini, je suis pincé!... et par qui? par une petite filled'aubergc, la nièce de la cabaretière; n'y a pas à dire, c’est que je aa*ai pas fermé l'ail de la nuit, A cause de mes
soupirs, et de trois bols de punch que j'ai bus hier soir, et qui me fouettaient le sang! Et c'est moi qui me suis laissé prendre au trébuche!, moi! Pierre Thomas Josscrand, dit Télémaque, a cause des nombreuses Calypsos qui ne peuvent se coosolcr de mon départ, quand je quitte une garnison... Moi, Télémaque, l'enragé, le bambocheur! Et qu'esl-ce qu'est cause de ça? deux yeux, pas plus, rien que deux simples prunelles. Ab ! Toinellc, c’est qu’elles sont soignées tes prunelles I
MAGASIN THEATRAL
ajoutez à ça de» cils longs de trois pouce» et parfaitement retroussé», des dent» blanches comme neige et un petit nex tout drolct. . . Allons, oui, oui, je suis un peu pincé, je peux m’avouer ça 1 moi. Après tout, j’espère que la petite ne me trouve pas non plus trop contrefait. Et la veuve Morel donc, la reine et proprietaire du cabaret det Enfant du dtlire, je ne lui déplais pas non plus à celle-là, et je suisbien sûr que si je voulais m'établir dans le vin et la gibelotte... la veuve Morel est un beau corps de femme; mais j’en tiens trop pour sa nièce.
toinette, du cabaret.
Oui, ma tante, oui, soyez tranquille.
TÉLÉMAQUE
Oh! c'est le timbre de mon objet... oh! mon cœur! oh! mon cœur!... Télémaque, mon bon homme, vous tournez au Jean-Jean; dissimules votre émotion, et reprenez votre grâce et votre bagout ordinaires.
II se tivnt »u fond à l’ara rt.