ROC&SEAU
Comme un templier.
MALESSARD.
Nous allons voir. Attention, z-enfans... passons à la manœuvre du franc buveur.
rointca, qui o versé du vin dans tous Us verres. .
C’est versé... qu’un chacun prenne son verre... père Malessard, voici le vôtre par obéissance.
MALESSARD.
Merci... tout le monde a son canon?
TOCS.
Oui.
MALESSARD.
Canonniers, à vos pièces I exécutez le mouvement avec harmonie 1 répétez et buvez en chœur I
Tous le* ouvriers sont placés de front en bataille, le verre i la main, le petit doigt sur la couture du pantalon.
Ai B des jolis Soldats.
ApprctCT-voui, l’cserciee commence.
Serre» les rangs, sj« l'œil à quint' pas I Le Verre en main, attendes en silence,
L'ordre d'avaler Lechass'las.
Attention ! c'est do bon I Amorces vol’ canon I A la kanteur de votre bouche,
Enfans , «lève* la cartouche.
Tout le monde élève son verre.
Fraternise» tou» en trinquant.
Suive» bien le commandement.
Tout le monde trinque.
D’un seul coup buve» le calmant.
Tout le monde boit.
REPRISE EN CHOEUn.
TTè reaercice De la milice
Qui compose notr’ régiment.
En avant ! (bis.)
Franc buveur, en avant.
Pendant la reprise, on entoure Télémaque, ot A la fin chacun élevant son verre sur la t/te du lancier, lui verse la dernière goutte sur ta tête en chant : Le baptême l le baptême ! #
TÉLÉMAQUE
Que c'est bête, j'en ai dans le dos.
MALESSARD.
Voyons maintenant comment ce nouvel Enfant du Déiirc videra le gobelet d’amour... apportez le gobelet d’amour l
ün apporte un énorme verre plein.
m TÉLÉMAQUE.
Si vous n’avez que des éprouves do ce genrelé
MALESSAItD.
Silence! nouveau. Cet exercice gracieux est for { important ! Une, deux, avalez!
Télémaque, buvant d‘un trait.
Une, deux, ça y est!
TOCS.
Bravo 1
CRAMPOK.
Pas malt
MALESSARD.
Silence, Crampon t A préscnt.répreuve de l'eau, remplissez le gobelet.
On remplit d’eau le gobelet.
TÉLÉMAQUE
De quoi! du bouillon de canard?
MALESSARD.
Tu as le droit de le porter à tes lèvres.
Télémaque, avec horreur.
Fi donc! jamais!
TOUS
Bravo 1 bravo!
MALESSARD.
Ce sentiment d’horreur nous plaît, jeuneodep/»* / c’est plein de franchise et de noblesse. Tu es reconnu franc buveur au premier chef! tu ne peux t’étre qu'un bon camarade, qu’un pur enfant du délire. Touche là. Avant de te donner l’accolade, je dois te faire part de l'article le plus important du réglement de la société : l'article cinquo ; après quoi , tu seras enfant du délire tout autant que moi z’et les autres.
TÉLÉMAQUE
J’écoute.
MALESSARD.
« Tout enfant de la société s'engage h ne ja- ■ mais se battre ni s’cntrc-déchircr avec un con- » frère. »
TÉLÉMAQUE, d pari.
Qu'est-cc que j’entends?
crampon , à part.
Il ne s’attendait pas à ccllc-li : j’étais gardé à carreau.
MALESSARD.
« Il fait serment de ne jamais tirer l’épée, le » bâton, voire même le modeste chausson , sous » pciuc d’élrc banni de Ta corporation. »
Oh ben! alors, ça ne me va plus !
TOCS.
Comment?
DANIEL
Qu'cst-cc que lu dis donc?
TÉLÉMAQUE
Je dis que l’article cinq ne me va pas, ça n’entre pas dans mes goûts pour le quart d’heure, vu que j'ai une affaire i régler arec quelqu'un , cl que ça me générait pour la leçon que je veux | donner au particulier.
18 MAGASIN THEATRAL
CRAMPON , A part.
Diable! diable I je me suis trop avancé, alors.
MALESSARD.
Tu as donc une vandetta, jeune homme?
DANIEL
A qui en veux-tu donc?
Télémaque, montrant Crampon.
A cet oiseau-là, A ce pékin qui m'a appelé pouct d'Inde, cl qui m'en demandera pardon ou qui se battra avec moi , et sur l'heure. Allons , alons, des excuses, ou dégainons.
Des excuses l moi! A toi des oxcuses! mais jeseraisun grand plat! Des excuses à monsieur! Des navets !
TÉLÉMAQUE
Eh bien! j'aime mieux ça, sortons.
Daniel, le retenant.
Blais que s'cst-il donc passé!
CIlAMPON.
Ce qui s'est passé, je vas vous le dire, moi! je vas dévoiler son amc à la société. Retcnez-Ie, et c vais parler. D’abord cl d’un, cet homme de sang icut nous enlever toutes nos femmes. Il m’a dérobé l'amour d'Axélic Morel, et, non content de ma reuve , il chauffe de très-près une imprudente jeunesse, une pauvre brebis qui lui a prêté une oreille trop naïve.
TÉLÉMAQUE, liuemCNt.
C'est faux! c’est faux! je te défends d'en dira davantage.
DANIEL
Laissc-lc parler, tu le démentiras après.
CRAMPON
Oui, Daniel, oui, il est en train de ternir cette petite, et cette petite, c'est Toinette, c’est la bonne amie.
TÉLÉMAQUE
Tu mens, misérable!
Blon frère! Oh! non, non, c’est impossible!
TÉLÉMAQUE
Tout ce qu’a dit le teinturier est un paquet de mensonges. Je le prouverai. Blais avant je veux régler mes comptes avec lui. Allons, sors d'ici, ou je t'emporte en morceaux.
11 veut le prendre par le bras.
crampon , se dégageant, t'échappe, va vers une taule sur laquelle il prend wna bouteille dont il
menace Télémaque.
Si vous approchez, monsieur, je vous brûle la cervelle!
On relient Télémaque ; confusion générale.
CHOEUR
Air du Siège de Corinthe- A mis, qu’on les sépare, l’our calmer leur fureur;
Le colcr’ Ica égare ,
Evitons un malheur.
CtANPON et TÉLÉMAQUE, les, je le déclare.
11 y va de l'honncsr i Ont, la colèr' m’égare.
Et je veux un malheur.
TOŒBTTI.
Quel transport vous enflamme ?
S" MOREX.
Qu’ont-il» à s’acharner ?
CRAMPON
C’est votre amant , madame ,
Qui vent m'assassiner.
M b " MOREL.
(Parlé.) Mon amant!