LA PETITE PARESSEUSE
C'est bien Pauline qu'on l'appelle, Mais fainéante est son vrai nom.
On a beau crier après elle, A tout travail elle dit non.
Elle s'étale sur sa chaise ; Elle y bâille de tout son cœur.
Son petit chat, elle le baise; Elle bat sa petite sœur.
Elle sait ses lettres à peine, Ne veut pas écrire du tout, Et n'a jamais, sans quelque scène, Dit ses prières jusqu'au bout.
Pour regarder à droite, à gauche, Ses yeux ne sont jamais perclus ; Mais quant au feston qu'elle ébauche, Ses mains dorment bientôt dessus ;
Et l'aiguille qui les chagrine S'en va par terre avec le fil...
Pauline, petite Pauline, Comment cela finira-t-il ?
De Grammont. (Les Bébés.
Hetzel, éditeur.)
Cette pièce est-elle traduite de la poésie allemande que voici, ou en est-elle l'original?
Paulinchen heisst sie, | Faulinchen ist sie,
i Ihr Schwesterchen schlâgt sie.
! Ihr Katzchen kfisst sie.
Guckaus heissen die Augen,
Thunichts heissen die Hande.
Paulinchen, Faulinchen,
Bedenke das Ende !
(Daheim. 20 Bilder von Pletsch. Dresden , Verlag von N. Richter.)