‹ Les enfantines du "Bon pays de France"Chapitre 127 sur 157 · LA PETITE PARESSEUSE · texte numérisé non relu

LA PETITE PARESSEUSE

C'est bien Pauline qu'on l'appelle, Mais fainéante est son vrai nom.

On a beau crier après elle, A tout travail elle dit non.

Elle s'étale sur sa chaise ; Elle y bâille de tout son cœur.

Son petit chat, elle le baise; Elle bat sa petite sœur.

Elle sait ses lettres à peine, Ne veut pas écrire du tout, Et n'a jamais, sans quelque scène, Dit ses prières jusqu'au bout.

Pour regarder à droite, à gauche, Ses yeux ne sont jamais perclus ; Mais quant au feston qu'elle ébauche, Ses mains dorment bientôt dessus ;

Et l'aiguille qui les chagrine S'en va par terre avec le fil...

Pauline, petite Pauline, Comment cela finira-t-il ?

De Grammont. (Les Bébés.

Hetzel, éditeur.)

Cette pièce est-elle traduite de la poésie allemande que voici, ou en est-elle l'original?

Paulinchen heisst sie, | Faulinchen ist sie,

i Ihr Schwesterchen schlâgt sie.

! Ihr Katzchen kfisst sie.

Guckaus heissen die Augen,

Thunichts heissen die Hande.

Paulinchen, Faulinchen,

Bedenke das Ende !

(Daheim. 20 Bilder von Pletsch. Dresden , Verlag von N. Richter.)

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