‹ Les enfantines du "Bon pays de France"Chapitre 58 sur 157 · AUTRE · texte numérisé non relu

AUTRE

On substitue encore au précédent refrain le suivant, en conservant la même mimique :

Sur le pont

D'Avignon, Tout le monde y passe, Les messieurs font bien comm 1 ci, Les messieurs font bien comm' ça.

On fait les gestes et l'on ajoute) en faisant un tour sur soimême :

Tout le monde y passe.

Après quoi l'on se reprend les mains pour recommencer le couplet.

Dubibux et B eu telle. (Chanêona du Cambrésis.)

Il n'y a pas eu de pont sur le Rhône, à Avignon, jusque vers l'année 1170. D'une rive à l'autre, hommes, bêtes et marchandises ne passaient que par l'entremise de corporations de bateliers, qui n'étaient souvent que des bandes de voleurs et de brigands.

Bénezet, un jeune pâtre d'Alvilard, dans le Vivarais, entreprit, sur c l'ordre de Dieu même >, de faire construire un pont sur le Rhône. L' évoque Pons et le viguier d'Avignon l'accusaient d'imposture. Bénezet, pour les confondre, porta sur le bord du fleuve, à la place du pont, une pierre que trentedeux -hommes n'eussent pu remuer. Après ce miracle, il reçut en don du peuple 5,000 sous pour l'aider dans son entreprise.

Le couplet de la chanson rappelle que toutle monde, depuis lors, va, sans danger aucun et sans difficulté, d'une rive à l'autre t en passant sur le pont d'Avignon. — K.

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