‹ Les enfants anormaux au point de vue mentalChapitre 18 sur 34 · PLANCHE I · texte numérisé non relu

PLANCHE I

Contours crâniens comparatifs.

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VERTEX.

Fig. i. Contours microcéphaliques. — - Fig. 2. Contours crâniens du type «Mongol ». — Fig. 3. Contours hydrocéphaliques.

Classification pathologique .

loppement ; b) celles résultant d’un processus inflammatoire ou dégénératif. Chaque classe d’anomalies correspond naturellement à la grande classification des défectuosités mentales : les congénitales et les non congénitales. Il y a cependant une classe mixte de cas dans laquelle une lésion survient chez un enfant dont le cerveau présente un défaut de développement originel ; ces cas, survenant dans la. première enfance, ont été désignés sous le nom de developmental. L’étendue de l’anomalie cérébrale, soit originelle, soit acquise, peut à priori être regardée comme indiquant le degré de la défectuosité mentale, et ceci est ordinairement le cas. Cependant, il est nécessaire d’avoir présent à l’esprit que la constitution microscopique ou macroscopique du tissu cérébral doit entrer en ligne de compte et que certaines parties du cerveau sont plus importantes au point de vue de l’intelligence que d’autres.

Parmi les anomalies congénitales, la plus remarquable est la mtcroeéphalie, A son plus haut degré, elle est la caractéristique d’une forme d’idiotie profonde dans laquelle ont été relevées des ressemblances simiesques ou même tout à fait bestiales.

Il existe une série de cas s’élevant de l’idiotie et de l’imbécillité à la simple faiblesse d’esprit dans lesquels on remarque assez souvent la petitesse de la tête.

Cependant la microcéphalie ne dépend pas seu-

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lement de la petitesse de la tête constatée après sa mensuration et, à notre avis (i), la limite de 17 pouces que certains indiquent n’est pas absolument scientifique. Il y a une forme et des dimensions caractéristiques (2) pour la microcéphalie : un front étroit très fuyant, un vertex quelque peu pointu, un occiput plat. Il est certain que le lobe frontal et le lobe pariétal prennent une grande part à la' formation de la difformité, mais c’est dans le lobe occipital et temporesphénoïdal que nous trouvons le principal arrêt de développement. Cela est bien démontré par ce cas d’une jeune fille microcéphale de quinze ans, soignée dans ce temps par hauteur au Royal A Ibert Asylum , dont le cerveau a été soigneusement décrit par lui dans le Journal of mental science en octobre 1878. Une vue de la convexité du cerveau et un schéma des circonvolutions se trouvent reproduits plus loin (pi. II, fig. 1 et 2). Un cas encore plus remarquable (Freddy), observé pendant vingt ans par hauteur à Lancaster, a été récemment revu au point de vue anatomique par le Dr Telford-Smith et le professeur Cunningham, de Dublin (3). Son cerveau frais pesait seulement 12 1/2 onces, les circonvolutions étaient simples,

(1) Ireland, op. cit., p. 52.

(2) Voir pi. I. fig. 1.

(3) Trans . Roy. Dublin Society , vol. V, sér. II, 8e part.

C lassification pathologique . 5 5

parfaitement distinctes dans les lobes antérieurs, mais devenaient rudimentaires aux lobes postérieurs, les lobes occipitaux et temporosphénoïdaux étant très imparfaitement développés. Ce jeune homme au type d’Astèque (i) avait le regard éveillé, un nez aquilin, un menton retiré en arrière, il manifestait une puissance d’ observation assez notable, mais ne pouvait s’exprimer que par quelques mots monosyllabiques. II avait une assez grande puissance de volonté, et quoiqu’il fût impossible de remployer à quelque chose d’utile, il n’était pas du tout un idiot profond. Nous avons souvent vu des garçons et des filles dont les têtes ne mesuraient que 19 pouces, à qui on enseignait à lire et à écrire, et à faire du travail manuel. La qualité aussi bien que le volume du cerveau est un facteur important, et dans le cas de microcéphalie le peu de substance existante peut être très active.

Les défauts du corps calleux et les atrophies partielles affectant seulement certaines parties du cerveau se rencontrent quelquefois. Ainsi dans l’aütopsie d’un imbécile hémiplégique, qui mourut à vingt et un ans, une brèche cérébrale de 4 pouces de longueur fut trouvée ; elle s’étendait de la partie antérieure du côté frontal droit jusque près du lobe occipital, laissant la voûte orbitaire découverte et découvrant aussi une

(1) Voir pi. IV, fig. 1.

partie de la cavité du sinus latéral (pL III, fig. 2). Intérieurement, un sillon étroit marqué par les circonvolutions séparait cette brèche du sinus longitudinal, et entre elle et le lobe temporo-sphénoïdal se trouvait, tout à fait non recouverte de circonvolutions, une partie du noyau caudé. Le cerveau pesait 32 1/2 onces. Ce défaut était probablement dû à un arrêt de développement ; il n’y avait pas de tissu cicatriciel et pas de sclérose ascendante de la moelle épinière. La mère nous raconta qu'elle avait eu une frayeur au sixième mois de la grossesse ; elle avait été ren versée et blessée par une vache.

Le malade avait le bras et la main gauches atropdiiés. Ses sens étaient normaux, sa parole indistincte; mais il était capable de se servir des phrases ordinaires. Il se rendait très utile à lui-même et savait très bien nettoyer ses souliers.

Un cas rare d’atrophie du cervelet fut trouvé à l’autopsie d’une jeune fille de quinze ans, morte de phtisie au Royal Albert Asylum . Comme pendant la vie aucun signe d’ataxie ou d’incoordination n’avait été trouvé, on fut très surpris d’observer l’état rudimentaire du lobe gauche du cervelet (pl. Lî, fig. 3 et 4). Celui-ci était représenté par une papille qui n’était pas plus grande que l’ongle du petit doigt et le processus vermiforme était un petit module mal indiqué par des lamelles, tandis que le lobe droit, qui constituait la plus grande partie du cervelet, avait seulement 1/2 pouce carré

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