‹ Les enfants anormaux au point de vue mentalChapitre 3 sur 34 · PREFACE DE L’AUTEUR · texte numérisé non relu

PREFACE DE L’AUTEUR

En offrant ce petit manuel au corps médical, et au nombre croissant de personnes qui s’intéressent à l’éducation spéciale des enfants défectueux au point de vue mental, Fauteur croit que l’expérience acquise par un séjour, pendant le proverbial quart de siècle, dans deux des plus grandes institutions pour imbéciles, lui permettra d’exposer les parti» cularités saillantes qu’offre la classe des anormaux de l’intelligence, et les moyens qui ont été trouvés les meilleurs pour améliorer ou guérir ces malheureux.

Il ne prétend pas présenter beaucoup de choses neuves, mais il veut plutôt rassembler, et réunir sous forme de livre, divers articles publiés par lui pendant ces vingt dernières années dans les journaux médicaux et dans les annales de sociétés.

Dans le présent volume, le côté pathologique du sujet est seulement esquissé, pour fournir au nié-decin quelques renseignements pratiques qui pourront lui être utiles dans son diagnostic, son pronostic et les conseils quel aura à donner, quand

Préface de V auteur.

il sera consulte à propos d’un enfant faible d’esprit ou arriéré.

Quoique fauteur se place au point de vue du médecin, et non de 1 éducateur, il espère que ses observations sur les méthodes d’éducation spéciale, basées sur des principes physiologiques, ne seront pas sans valeur pour ceux qui s’occupent de la pratique de renseignement. Pour faire avec succès l'éducation de l’enfant défectueux au point de vue mental, le médecin et l’instituteur doivent marcher la main dans la main ; et ce serait une grande satisfaction pour Fauteur si ce livre pouvait, dans une faible mesure, réaliser les aspirations de Séguin — qui était à la fois médecin et éducateur. « Nous, médecins », dit- il (dans une communication à une société médicale de New- York), a apportons notre concours à l’édification du programme de l’éducation physiologique, déjà esquissé dans l’école pour idiots... La démonstration y a été faite, que l’éducation physiologique des sens est la meilleure voie qui mène à l’éducation intellectuelle ; c’est Y expérience, et non la mémoire , qui est la mère des idées ».

An cas ter House, Richmond Hill.

Mai a 8 pS.

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