AU BORD DE LA MER
Vieux lierre, frais gazon, herbe, roseaux, corolles; Église où l'esprit voit le Dieu qu'il rêve ailleurs ; Mouches qui murmurez d'ineffables paroles A Toreille du pâtre assoupi dans les fleurs; !
Vents, flots, hymne orageux, chœur sans fin, voix sans nombre Bois qui faites songer le passant sérieux;
Fruits qui tombez de l'arbre impénétrable et sombre; Étoiles qui tombez du ciel mystérieux ;
Oiseaux aux cris joyeux, vague aux plaintes profondes; Froid lézard des vieux murs dans les pierres tapi ; Plaines qui répandez vos souffles sur les ondes ; Mer où la perle éclôt , terre où germe l'épi ;
Nature d'où tout sort, naiurt» où tout retombe, Feuilles, nids, doux rameaux que l'air n'ose effleurer Ne faites pas de bruit autour de cette tombe; Laissez l'enfant dormir et la mère pleurer!