SCENE IV
VINCENT, puis FABIUS, imis MARTHE.
VINCENT. Allons, .liions... d’abord cette gourde... n’oublions pas mon bâton... {Il va le prendre.) Compagnon fidèle et solide. {Le regardant et le posant sur la table.) Celuilà durera plus que moi... ( Prenant sa besace.) .Ala besace est bien garnie; maintenant mon bréviaire... (On frappe à la porte latérale de droite. ) Qui peut frapper b celte porte... voyons. {Il ouvre. Avec surprise.) Fabius!...
F.Amt'S, entrant. Oui, mon père... Fabius, qu'un grand secret amène ici... et qui vient vous supplier de lui laisser voir .Alaric une fois encore; ce secret, il faut que je le lui confie moi -même. O mou père! ce ii’cst pas l’amour qui m’inspire b cette heure — non... ce sentiment noble ailleurs, souillerait, je le sais, votre saiute demeure; mais j’y viens guidé par le plus sacré des devoirs...
VINCENT. Alais il faut me dire d’aliord....
FABii s. Tenez, mon père, comme je craignais de ne pas vous trouver ici, j’avais tracé ces mots... que j’y voulais laisser pour vous. {Il brise le cachet d’une lettre, et la donne à Vincent.) Lisez, et vous serez convaincu qu’il faut qtie je voie Marie.
VINCENT, lisant. Est-ce possible?
MARTHE, entrant vivement par le fond.
Alon père !
VINCENT. Que venx-tn?
MARTHE. J’accours vous prévenir.... Je viens d’apercevoir le maréchal et Contran...
Ils viennent ici.
VINCENT. Le maréchal!
FARiiis. Oli ! je ne puis le rencontrer.
VINCENT. Eloignez-vous, mon fils (ouvrnnt la porte du fond), et tenez-vous sons ces piliers, derrière la chapelle. Allez, et d’ici je pourrai vous appeler s’il le faut.
FARips, sortant. Et vous me lai,s.scrcz voir Marie...
VINCENT. Je vous le promets. ( Fabius sort. — À Marthe.) 11 faut retarder la visilc de Alarie b l’abbesse , et tu l'amèneras prés d’ici, dans la cellule voisine. {U désigne la porte d gauche.) Et ne lui dis rien de ce que tu as vu.
MARTHE. Non , mon pÎTO {Revenant
sur ses pas.) Alais ce jeune hoinnic!
VINCENT, avec lin peu d’impatience. Alhiiis! ne soyons pas curieuse, et soyons vigilante.
MARTHE. Je cours, mon père.
Elle sort par le tond.
VINCENT, après avoir fermé^la porte.
Voici le maréchal.