‹ Les enfants trouves drame en trois actesChapitre 29 sur 29 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes, CONTRAN.

CONTRAN, entrant far ladroilc. Marôchal, vos cliovaux sont prC'ts cl vos pages h vos ordres. Il fait un mouvcruciit de kur))ri»c en apercevant Fabius.

FABIUS *. Le niaréclial ne part plus (lour comliattrc ; il ne va plus en guerre.

LE MAiiËCllAL, tendant la mainàFahius.

Non I je ne |iars plus |xiur la rronlière ; niaLs (|iie mes pages nous attendent nous allons à Paris... à la cour du roi Louis .\I1I, ï qui je veux présenter mon fds.

CONTRAN. Votre lils?

LE MABÉCHAL, allant à Contran Oui, Contran , Kabius le marin , 'qui a fait deux

fois le tour du monde, c'est mon ûls que

je veux marier avec Marie.

CONTRAN. Marie !

LE HAKËciiAL. Marie, que Dieu me d^ fend d'aimer depuis qu'il m'a mis au cœur toutes les joies paternelles.... Oui, Fabius et Marie, ce sont mes deux enfants que je veux combler... Ah! pour eux je me souviens que j'ai sauv£ le roi, et ce blanc seing peut les ^ faire nobles et puissants.

FABIUS. Quand nous rêvions le deuil , j'aurais pu accepter les avantages de ce blan seing. Maintcnant.mon i>èrc, laisse z-moi tou devoir !i mon cour.vgc.

LE MABËciiAL. ïu as raison, mon fiLs, il nous |K)rlerail malheur. (// e’apfritr à le déchirer. S'arrêtant toatà coup. A Vincent, qui les a conlempUs jusque-là.) Mais vous, mon père , qui donnez tant aux hommes , n'avez - vous rien il demander au roi de France ?

VINCENT. Moi!... Dieu puissant... Marie...

Fabins! enfants antrefois délaissés, ne voyezvous pas le Seigneur qui vient de se .servir de vous pour sauver tous vos frères?.... Dieu

‘Gontrnn, Fabitis, le MaréchaI.'VincrnI, Marie.

"Goniraii, loMaréclial, Fabius, Vincent, Marie.

créabsjjt^Tfec-'est sur moi que tu répaqids toute la .splendeur de ta divinité, C'iSti mm'" que lu réservais le lriomphe.'.^OUEMMl^ ci|)le ne succombera pas sous l'éclat de là lumière qui l'inonde, cl ta volonté sera faite il l'instant... sans retard... .Maréchal, écrivez. {Musique à l'orchestre. Le Maréchal, qui rient de s'asseoir à la table à droite, écrit... Il dicte ;) « La victoire que nous avons rem- » ixirtéc sur les Rochelois n'est due qu'au • secours de Dieu , qui vent que la France » reconnaissante enseigne an monde entier » l'œuvre de charité. Nous ordonnons que a des asiles seront ouverts... »

LE MARËCHAL. Aux enfants abandonnés, n’est-ce pas , mon père 7...

VINCENT. Oui , mon frère. Et ajoutez , maréchal , • qu'ils seront , jusqu'à l'âge de > quinze ans , nourris aux frais de l'état > {Prenant l'ordonnance.) Et cette ordonnance irrévocable est signée du roi Louis XH t,

dont tous les rois seront jaloux. Et toi

pauvre innocence qu'on délaisse , ne crains plus que le froid n’engourdis.se les ailes ; le regard de Dieu te réchaiille... ne crains plus que la faim n'endorme ta jeune âme ; car la mère patrie se baisse pour te recueillir.

TOIX PKS EKrAÜTS» dottt fi'tjlite, cocBirn de Joseph : Jus accents de notre harmonie.

Seigneur, qui vcille& tar rcnfunce Des orphelins à l'abantinn»

Donne nos Ames l'csptsrtnee.

Don no A nos mères le pordon l

VINCENT, arec gloire. Oui, cliantoz, enfants, la louange du Seigneur.

II va ouvrir \a grande porto du fond. On voit Tintèricur do Péglise éclairé ot rempli d'enfnnts A genoux. liCs Oies sont vêtues do bleu et blanc, les garçons de serge brune et linge blanc. Les deux sœurs Marthe ot Ursule sont* debout et licnncnl leurs chapelets. Vincent, plein d*une exaltation divine, contemple les enfants. Le Marér;^ha), Marie, Fabius et Contran se prosternent. Rt le ridoan tombe pendant les chants des enfants trouvés.

rspis. — ivmiiissiK dx m»« v« nonoitt-nopiik, rue Saint-Louis, 46. an Marais.

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