‹ Les engrais chimiquesChapitre 57 sur 154 · PHOSPHATE DE CHAUX. — NITRATE DE SOUDE. — SILICATE DE POTASSE · texte numérisé non relu

PHOSPHATE DE CHAUX. — NITRATE DE SOUDE. — SILICATE DE POTASSE

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Paille et racines. . 15s» 25 \

220 grains.. 4 45 /

Paille et racines . . 16«» 14 j

201 grains 4 90 i

Messieurs ,

Notre climat possède un assez grand nombre de plantes oléagineuses différentes, le colza, la cameline, la navette, le pavot, le chanvre et le lin, etc., auxquelles il faut ajouter trois essences forestières de premier ordre : dans nos départements du centre, le noyer et le noisetier, et dans le Midi l’olivier, dont l’huile est à juste titre la plus estimée de toutes.

Fidèle au pi'ogramme que j’ai constamment suivi, je ne traiterai que des plantes oléagineuses qu’il m’a été donné d’étudier. Les résultats qui vont suivre sont tous empruntés âmes recherches personnelles.

Parlons d’abord du colza.

Le colza est une culture d’automne ; on peut procéder à son égard par le semis de la graine sur place ou par le repiquage de plants venus en pépinière.

Dans le premier cas, les colzas sont généralement plus forts, mais cet avantage est grandement compensé par les chances défavorables qui naissent des attaques du puceron. Dés qu’on opère sur une surface un peu étendue, il est à peu prés impossible d’en prévenir et d’en combattre les atteintes, difficulté qui n’existe plus pour une pépinière. Pour §e défendre du puceron, il suffit de répandre sur le sol, au moment où la graine commence à germer, un hectolitre par hectare de sciure de bois, imprégnée de 4 à 5 litres d’acide phénique brut. On renouvelle l’opération deux ou trois fois, à quatre jours d’intervalle. L’odeur de l’acide phénique chasse le puceron, et une fois que le colza a poussé sa quatrième feuille, on peut considérer la plantation comme sauvée.

Le colza est susceptible de très-forts rendements. En 1866, j’ai obtenu 70 hectolitres de graine par hectare ; mais c’est là, il est vrai, un résultat exceptionnel. La moyenne des récoltes obtenues à Vincennes est de 30 à 35 hectolitres, — 30 hectolitres lorsque le colza succède au colza, — • 35 hectolitres lorsqu’il alterne avec le froment, et 42 hectolitres après une récolte d’avoine, ce qui prouve, pour le dire en passant, combien l’ordre de succession des cultures influe sur l’importance de leurs produits.

A raison de 35 hectolitres de grains (2,400 lui.), le colza produit 1,080 kilogrammes d’huile par hectare, quantité qui se trouve réduite à 800 kilogrammes seulement, parce qu’on n’extrait en réalité de la graine que 35 p. 100 d’huile sur les 42 ou 44 p. 100 qu’elle contient. Malgré cette réduction, née du travail

CINÛUIEME ENTRETIEN.

industriel, le colza n’en reste pas raoin^la plante oléagineuse la plus productive de nos cliMils.

Voici les données qui l’établissent :

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