kil. de récolte brute j Graines... 710^^ 213^ y
de laquelle on a retiré . . \ Filasse 575 529 ») *
Vous voyez qu’entre ces deux récoltes il y a un écart de 327 fr. (88 fr. 50 pour la graine et 239 fr. pour la filasse), obtenu au moyen de 76 kilogrammes d’azote ne valant que 160 fr. — Nouvel exemple de l’importance qu’il faut attacher à régler la dose des divers termes de l’engrais suivant les plantes auxquelles on le destine.
Le chanvre comme le lin appartient par sa graine aux plantes oléagineuses, et par sa matière textile aux végétaux à cellulose filamenteuse. 11 occupe année moyenne 100,000 hectares environ, dont le produit un peu inférieur à celui du lin atteint cependant 72 millions : 16 pour la graine et 56 pour la filasse, ce qui donne par hectare :
(1) On a fixé le prix de la filasse à 92 fr. les 100 kilos, et celui de la graine à 30 fr.
9 hectolitres de graine, valant 165 fr. 31
574 kil. de filasse, valant 556 78
Total 722 09
Si on voulait cultiver le chanvre au moyen du fumier et des engrais chimiques réunis, il faudrait procéder comme pour la betterave : répandre le fumier en automne, l’enterrer dans les couches profondes du sol, et compléter cette fumure par 800 kil. d’engrais intensif n° i , répandus en couverture au printemps au moment de semer :
L HECTARE
Engrais complet intensif n* 1.
QÜANTITÉS.
PRIX
DÉPENSE
Soit :
Phosphate acide de chaux . .
Nitrate de potasse
^ 231 fr. 75
Sulfate d'ammoniaque
Sulfate de chaux
Moyennant ce supplément d’engrais, la récolte de la filasse atteint aisément 1,000 kilogrammes par hectare.
J’arrive enfin au coton dont la graine contient aussi de l’huile, mais dont te textile dépasse tous les autres par la masse de sa production et par les intérêts politiques et financiers qui s’y rattachent. En 1856, la quantité de coton exportée a été de 679,879,335 kil., valant 1 milliard 400 millions. A l’état de produits manufacturés, sa valeur s’est élevée à 4 milliards, dans lesquels les salaires des ouvriers entraient pour
650 millions, et l’intérêt des capitaux engagés pour 400 millions. Vous voyez par ces chiffres, qui nous reportent à treize années en arriére, quelle est l’importance des intérêts qui reposent sur la culture du coton.
Quelques expériences que j’ai faites en Égypte vont me permettre de vous présenter sur cette plante des renseignements qui, pour être incomplets, ne me semblent pas moins de nature à vous intéresser.
Le cotonnier est un bel arbuste, de la famille des malvacées, dont le tronc et les branches atteignent 2 ou 3 mètres de hauteur et produisent chaque année 10,000 kilogrammes par hectare environ de matière ligneuse, qu’on peut utiliser comme combustible et qui sert en Égypte aux usages domestiques. Je crois qu’on pourrait l’employer avec plus d’avantages encore pour la fabrication du charbon artificiel, dit charbon de Paris, qu’on obtient par l’agglomération de menus bois, au moyen de matières goudronneuses.
La graine du cotonnier, longtemps délaissée, est cependant un produit de grande valeur. Elle est à la fois riche en azote et en huile. En voici la composition :
POUR CENT
Huile 20,30
Azote 4,56
Cendres 4,35
Mais la récolte principale dans le cotonnier, c’est la soie qui enveloppe la graine, et dont la filature fait une si grande consommation.
Il résulte de quelques expériences que j’ai tentées dans le domaine de Choubrab, au Caire, de concert avec le prince Halira-Pacba, que l’engrais de la canne est le mieux approprié au cotonnier. Je vous en rappelle la formule :
A l’hectare.
QUANTITÉS. PRIX. DÉPENSE
Engrais complet n» 5. . . 1,200^
Phosphate acide de chaux . . 600 96^ »\
Nitrate de potasse 200 124 ))> 228 fr. »
Sulfate de chaux 400 8 »)
Si on a égard, cependant, à la grande quantité de potasse que le bois et la graine contiennent, j’incline à penser qu’on pourrait porter la dose du nitrate de potasse de 200 à 300 kilogrammes. Avec de tels engrais, on peut aisément obtenir 6 ou 8 quintaux métriques de coton, qui, au prix moyen de 2 fr. 50 le kilogramme, représentent une valeur de 1,500 à 2,000 fr. par hectare, sans compter ni le bois, ni la graine.
A une époque où je ne connaissais pas encore la dominante du colon, ni les inconvénients que présentent les doses trop fortes de matières azotées dans les pays chauds, j’ai obtenu à l’hectare :
Avec :
A l’hectare.