‹ Les énigmes de la science (volume 2)Chapitre 9 sur 21 · JO · texte numérisé non relu

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535 mètres 4-JO ~

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427 mètres

Ammoniaque ....

Hélium .......

Hydrogène .....

Cette théorie semble confirmée, d'après M.' Svoney,non seulement par ce que l'on voit sur notre planète, mais encore par robserVatton des autres corps planétaires. Vénus, par exemple, dont la masse est très voisine de celle de la Terre, nous apparaît avec une atmosphère très dense. Mercure, plus petit, semble n'av(jir que très peu d'atmosphère. La Lune serait encorç un exemple frappant de l'impossibilité où se trouvent les corps relativement légers de conserver une enveloppe gazeuse. Les grosses planètes, au contraire, sont entourées d'atmosphères à forte densité et l'on doit y trouver en abondance les gaz

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les plus légers. Quant au Soleil, l'attraction qu'il (>xerce dans les couches extrêmes de son atmosphère est si puissante qu'aucun gaz, même rhydrogêne ne peut lui échapper. Nous pouvons ainsi expliquer la présence de l'hydrogène dans les atmosphères de soleils très gros comme Sirius et Véga : leur masse est suffisante pour retenir ce subtil élément luimême.

Pour ce qui est de Mars en particulier, nous avons vu que la vitesse critique à sa surface est de 5 000 mètres en chiffres ronds : dans ces conditions, l'azote, l'oxvgène, l'argon et le bioxyde de carbone peuvent y être à l'état permanent, mais la vapeur d'eau doit s'en échapper très rapidement. Or, ici, l'observation contredit nettement la théorie.

Déjà certains savants s'étaient inscrits en faux contre les conclusions du D^ Stoney. '" On a cherché souvent à expliquer, en s'appuyant sur la théorie cinétique, l'absence de gaz légers dans les atmosphères planétaires. Mais alors on peut se demander pourquoi les comètes, à la surface desquelles la \ 1lesse critique est excessivement faible, ne sont pas déjà et depuis longtemps toutes dispersées ; coiiinient aussi les planètes qui ont été formées par des agglomérations successives de vapeurs et de gaz portés à une haute température, n'ont pas vu leurs matériaux se dissiper, avanl mènic d'avoir été réunis? Cette contradiction a, sans doute, échappé à ceux c|Ui s'appuient sur la théorie cinétique pour dire que les "" petits astres ne peuvent pas conserver d'atmosphère.

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M. du Ligondès (i), à qui nou-s avons emprunté les lignes précédentes, arrive à ycette conclusion que, d'une planète à l'autre, les vitesses moléculaires à l'intérieur d'une couche atmosphérique de même densité varient exactement comme les vitesses critiques. La tendance à là dispersion des atmosphères est indépendante de la masse.

" Ce résultat, ajoute-t-il, pouvait être prévu. L'inteiisité de la pression, au moyen de laquelle on calculé la vitesse dés molécules, n'est pas autre chose cjue le poids sur l'unité de surface, et comme, à l'intérieur d'une petite masse de gaz, Ja pression est à peu près la même en tous sens, elle doit, ainsi que le poids, suivre les variations de la gravité. D'ailleurs, les mouvements moléculaires, étant sans doute une conséquence de l'attraction universelle, obéissent à la loi de la chute des graves v- = 2gh ; le carré de l:i vitesse est proportionnel à l'inten^sité de la pesanteur à la suri'ace de chaque planète. "

C'est donc une erreur manifeste d'attribuer à la faiblesse de l'attraction lunaire l'absence d'atmosphère autour de notre satellite ; il faut plutôt croire que la porosité du sol, attestée par le relief de la surlace, à déterminé l'absorption rapide de l'eau d'abord, ensuite celle des gaz.

Il est non moins faux de dire que l'hydrogène, l'hélium et autres gaz légers ont quitté la Terre pour se concentrer autour du Soleil. Si ces gaz avaient le pouvoir de diffusion qu'on lcur prête, aucun astre ne

(i) Bulletin de la Société Astronomique de France,

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