MAURICE, REYNAL
REYNAL
Je ne vous en veux pas!... Merci... l’idée est bonne!... Mais ils s’en vont tous deux, à tous deux je pardonne.
Us s’en vont!... Comment, diable, as-tu pu d’un seul coup... Ils avaient cependant l’air de tenir beaucoup'...
Quand un ami s’adresse à vous pour un service,
Vous ne marchandez pas, capitaine Maurice !
J’allais trop loin pourtant... Tout ce que tu m’as dit M’est revenu, depuis ce matin, à l’esprit.
Ma femme est très-aimable, et si le comte l’aime.
LHS ENNEMIS DE LA MAISON
11 n’en résulte pas qu’elle fasse de même.
Tout à l’heure, en rentrant, quand nous avons causé.
Je voulais tout lui dire... et je n’ai pas osé!
Mais maintenant, je vais être toujours près d’elle.
Et je suis sûr qu’alors... j’en suis sûr... pauvre Adèle! Pour ne pas l’exposer à de nouveaux dangers,
Fermons porte et fenêtre à tous les étrangers!
Que personne... personne!... ami ni belle-mère,
Ne puisse pénétrer dans notre sanctuaire !
Nous vivrons désormais tout seuls, Adèle et moi,
Comme deux tourtereaux... avec ma sœur et toi. Certainement!... ici je t’installe, à la place De ceux qui me portaient ombrage... et que je chasse! C’est à toi que je dois mon bonheur... et je veux.
Pour en jouir deux fois, en jouir sous tes yeux !
Donc, je te garde! à moins que tu ne nous détestes,
Tu resteras chez nous... c’est convenu, tu restes I »
HADRICE.
Je le voudrais ; mais tout me force à m’éloigner ;
La raison parle, ami, je dois me résigner.
Pour toi, dorénavant, je n’ai plus rien à faire;
Laisse-moi donc partir... il le faut!
REYNAL
Au contraire !
MAURICE
C’est mal ; mais sous mes yeux je ne pourrais pas voir Un bonheur dont j’avais... dont j’ai perdu l’espoir.
REYNAL
Pourquoi donc?
Digiti.;cd bv Coogte