HÉLÈNE, MAURICE, REYNAL
REYNAL
Plaît-il? — Je n’y suis pas. Si l’on entre, je sors.
C’est un ami.
HÉLÈNE
REYNAL
Raison de plus!.,, mets-le dehors.
Ingrat! Regarde donc.
Maurice paraît. -
REYNAL
Que vois-je?... Quelle joie!...
MAURICE
Cher ami !
R E Y N A L ) l'cmlrassaQi.
Cher cousin!.,, c’est le ciel qui t’envoie.
Le ciel!...
MAURICE
RETNAL.
Si tu savais combien je suis heureux !
MAURICE, regardant H6l(ne
Je le crois... ton bonheur, cher cousin, saule aux yeux. Reçois les compliments que ce bonheur réclame;
Je ne puis en douter, en regardant Madame.
REYNAL
Madame !... Elle !...
HÉLÈNE , à Maurice.
Je suis fière de votre erreur.
Madame !... Cher cousin, je ne suis que sa sœur.
REYNAL
Hélène.
MAURICE
Se peut-il ? cette petite Hélène...
Quinze ans.
REYNAL
HÉLÈNE
Seize, Monsieur... la semaine prochaine.
MAURICE
Comme la voilà grande et belle !
REYNAL , à Hélène.
Sors un peu.
A Maurice.
Une enfant !
acth: I.
MAtJBICE) à Hélène.
Pour son frère on l’est toujours.
nÉLfeNE, il Maurire.
Adieu !
MAURICE
Au revoir.
HÉLÈNE , b».
Vous pouvez nous rendre un grand service...
Je vous expliquerai cela, monsieur Maurice.
MAURICE
Quoi ! vous vous souvenez encore de mon nom?
HÉLÈNE
Je crois bien !
Bas.
Consolez mon frère.
MAURICE
Qu’a-t-il donc?
HÉLÈNE, l^s.
Je ne sais trop en quoi sa tristesse consiste;
Mais tout ce dont je suis sûre... c’est qu’il est triste...
— Vous aussi !
MAURICE, tristement.
Moi!
HÉLÈNE
La mer m’effraie horriblement.
Y retournez-vous encor?
MAURICE
Certainement.
I Hélène sort par la droite.
LKS ENNEMIS DE LA MAISON