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Les ennemis de Racine au 17è siècle

La deuxième édilion de ce livre, publiée en 1865, avait été, comme l'indique la préface ci-jointe, considérablement modifiée. Les observations bienveillantes de la critique, jointes à des études nouvelles, nous avaient permis de compléter nos jugements et nos récits, et de les corriger même sur quelques points importants.

Le travail de cette nouvelle révision a été plus facile et plus court; malgré de sérieuses recherches, nous n'avons pu enrichir cette édition que d'un petit nombre de détails d'une valeur secondaire. Nous avions prouvé déjà, grâce surtout à un passage décisif de la Gazette de Robinet, que Vlplii génie a été représentée à Versailles cinq mois avant de paraître sur le théâtre de l'Hôtel de Bourgogne; et M. l'aul Mesnard dans son excellente édition de Racine' nous a fait l'honneur de nous em-

t. Collection des grands écrivains de la France. Hachette.

vm PRÉFACE

prunier notre argumentation. A notre tour nous donnons ici, d'après M. Mesnard, deux témoignages qui semblent démontrer que VAndromaque, par une faveur non moins éclatante, a été jouée à la cour, a en l'appartement de la reine », la veille même de la représentation de la ville. Nous avons puisé aussi dans l'édition de M. Mesnard un jugement de Subligny sur la tragédie d'Alexandre. Les nombreux emprunts que nous avait faits M. Mesnard (non sans les rapporter le plus souvent à leur source) nous autorisaient à profiter de son travail.

Nous lui devons encore, ainsi qu'au Journal de Dangeau et aux ouvrages de M. Théophile Lavallée \ d'avoir pu compléter et corriger notre récit des répétitions d'Athalie k Saint-Gyr et des représentations de cette pièce à Versailles.

C'est à notre ancien maître, M. Gaillardin, auteur de la grande Histoire du règne de Louis X/F,que nous devons notre seule rectification considérable. L'auteur de cet important ouvrage, que l'Académie française a honoré deux fois du grand prix Gobert, prouve péremptoirement que le prétendu mémoire de Racine sur les misères du peuple n'était qu'une réclamation personnelle, et que cette fameuse disgrâce, qui a fait imputer à Louis XIV la mort de Racine, n'a eu ni importance ni durée. Nous avons reproduit tout au long^ les arguments de notre cher

1. Correspondance de M'"'de Maintenon.— M"'" de Maintenon et la maison royale de Saint-Cyr.

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