I. Lettre du :] avril 16Di
-1. Le directeur de l'Académie, l'abbé Testu, était malade : Th. •Corneille le remplaça comme ciiancelier.
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raison qu'on l'impute à celui-ci. On aurait pu aussi bien lallribuer au satirique, qui bientôt, dans une strophe depuis supprimée de son ode sur la prise de Namur, trouvait moyen de lancer un trait à Fontenelle en même temps qu'à Perrault'. Quoique le nom restât en blanc, il n'y avait pas moyen de s'y tromper, et cette guerre d'épigrammes n'était pas propre à calmer les haines.
Les couplets sur la réception de Fontenelle s'attaquaient surtout aux rédacteurs du Mercure galant. Ce journal, en effet, dont un auteur, ami de Racine, de Boileau, de Bossuet, et digne d'être patronné par ces grands écrivains, lia Bruyère, dit, dans ses Caractères, (ju'il est « immédiatement au-dessous du rien », avait été toujours systématiquement ennemi de Racine, prôneur de ses plus médiocres rivaux, et il est permis de croire que Thomas Corneille, collaborateur de cette revue, et plus tard Fontenelle, ne furent pas pour rien dans l'amertume et l'injustice du principal rédacteur, Visé.
Jean Donneau, sire de Visé, né vers 1015, auteur de pièces criti(|ues, de pastorales et de comédies, se des-