‹ Les ennemis de Racine au XVIIe siècleChapitre 119 sur 156 · Acte III, se · texte numérisé non relu

Acte III, se

PHÈBftE. 311

Vous n*aviez pas encore atteint Tàgc où je touche, Déjà plus d*un tyran, plus d*un monstre farouche, Â\ait de votre bras senti la pesanteur.

Et moi, fils inconnu d*un si glorieux père,

Je suis même encor loin des traces de ma mère.

A son tour l'HippoIyte de Pradon rougit de ne s'être encore signalé qu'à la chasse^ :

 mon âge, Thésée avait purgé la terre

De cent monstres cruels qui lui faisaient la guerre.

Cependant jusqu'ici ma stérile valeur

D'un vil sang répandu ne peut me faire honneur.

Mon nom, à peine écrit sur Técorce des arbres,

N'est point encor gravé sur l'airain ou les marbres,

Et le nom d'Hippolyte et ses plus grands exploits

Sont connus seulement aux échos de ces bois.

Nous arrêterons ici ces rapprochements qu'on pourrait multiplier; nous consentirons même à expliquer par une imitation commune de Sénèque la ressemblance de la déclaration de Phèdre, de la réponse d'Hippolyte, du récit de la mort du jeune homme dans les deux pièces. Et pourtant bien des vers, bien des hémistiches, font penser à Racine 2, et l'auteur semble avoir suivi ce mo-

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