‹ Les ennemis de Racine au XVIIe siècleChapitre 134 sur 156 · Lettre à rÂcadémie française · texte numérisé non relu

Lettre à rÂcadémie française

2 M. de Lamartine, XIV* Entretien.

ESTHER ET ÂTHÀLIË. 343

en juger par l'épigramme de Fontenelle et par beaucoup de chansons du temps ^, excita vivement le dépit de ses ennemis; c'est alors qu'il l'attachait tout particulièrement à sa personne.

Il faut donc en revenir à l'explication de M"« de Caylus : si le chef-d'œuvre de Racine n'obtint pas à Saint- Cyr l'éclat de représentations solennelles, c'est que M""* de Maintenon reçut « mille avis, mille représentations

> de dévots et de poètes jaloux de la gloire de Racine; » cest que ceux-ci, non contents de faire parler les gens

> de bien, allèrent jusqu'à écrire des lettres anonymes ; » c'est que M""' de Maintenon ne sut pas résister à l'in- » fluence de discours qui. n'étaient fondés que sur l'envie » et la malignité > ; c'est qu'enfin tous les ennemis du talent et de la faveur du poète s'entendirent pour cette dernière cabale, mêlèrent à leur cause les intérêts de la religion et de la vertu, alarmèrent habilement la protectrice de Saint-Cyr pour la modestie des jeunes élèves, trop exposée par la publicité de ces représentations, par les regards et les applaudissements de la cour, par l'enivrement du succès, et déclarèrent ces exercices dangereux et peu compatibles avec une éducation simple et chrétienne.

Ce premier coup prépara l'insuccès d'une publication

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