Réfiex
5. « Les meilleurs ouvrages de Sophocle, d*Euripide, d'Arîsto* 9 phane, ne tiendraient guère devant Cinna, Horace, Ariane, le il/»- » sanlhrope, et un grand nombre d'autres tragédies et comédies du » bon temps. » {Digression sur les anciens et les modernes.)
6. Discours de réception à V Académie française : « Je tiens, par f le bonheur de ma naissance, à un grand nom qui, dans la plus • noble espèce des productions de Fcsprit, efface tous les autres » noms. «
M. Rose, en 1683, lutler avec ardeur à rAcadémie pour obtenir, malgré Benserade et les nombreuses victimes du satirique, Télection de Boileau. Et si Fontenelle força enfin, en 1691, les portes de TAcadémie, il le dut peut-être à l'absence de M. Rose, alors retenu par ses fonctions au camp devant Mons. Racine, historiographe de France, avait également suivi le roi, et ce fut Boileau, dispensé des campagnes en raison de sa santé, qui leur apprit la mauvaise nouvelle. Racine répond ainsi à son ami : € Je suis comme vous tout consolé de la réception de » Fontenelle ; M. Rose paraît fâché de voir, dit-il, » l'Académie in pqtis ruere. Il vous fait ses baise-mains » avec des expressions très-fortes à son ordinaire*. » Peut-être Racine acheva-t-il de se consoler par quelques traits malins contre son nouveau confrère ; on lui attribue du moins des couplets satiriques, où Ton chansonne et la normande rhétorique du récipiendaire, et la réponse de Thomas Corneille, qui reçut son neveu dans la séance du 9 mai 1691 '.
Corneille diseur de nouvelles, Suppôt du Mercure galant, Loua son neveu Fontenelle, Et vanta le prix excellent
De son talent, Non satisfait des bagatelles QuMl dit de lui douze fois l'an.
La même pièce s'attaque à Perrault, à Charpentier, à l*abbé de Lavau, à Boyer, à Le Clerc, à Benserade, en un mot à tous les modernes, à tous les adversaires de Boileau et de Racine. C'est peut-être pour cette