‹ Les ennemis des curés [microforme]Chapitre 19 sur 25 · LL À · texte numérisé non relu

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le Saiut-Esprit, qui repose tout entier en lui. Que la Sainte-Vierge était donc heureuse d’être la mère d’un tel fils !

Elle savait, et saint Joseph le sa-.

vait aussi, que le fils de Dre, en se faisant homme, voulait ne se distinguer en rien des autres hommes, et que, pour leur donner des sa naïssance les leçons et les exemples des vertus véritables, il voulait obéir en toutes choses à la loi de Moïse. Cette loi, c'était luimême qui, sur le mont Sinaï, l'avait jadis dictée à Moïse, son très-saint serviteur ; et néanmoins, il s’y soumettait humblement, comme le dernier des enfants. Après cela, qui refu:sera d’obtir ?

Or, la loi ordonnait que quarante jours après leur naissance, les enfants premiers-nés fussent portés au Temple, par leurs mères, afin d’être présentés

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et consacrés au Seigneur. La Sainte- Vierge et saint Joseph portèrent donc l'Enfant-Jésus au Temple de Jérusalem ; et, pendant que le prêtre offrait, sans le connaître, le Fils de Dreu au Père céleste, un saint vieillard nommé Siméon s’approcha de l'Enfant ; et, tout rempli du Saint-Esprit, qui lui avait révélé qu'il verrait avant de mourir le Christ-Sauveur. Siméon réconnut Jé£sus pour le Fils de Drev, le pr't dans ses bras, l’adora de tout son cœur, et s’écria dans le transport de sa joie et de sa reconnaissance : “ O Seigneur, ‘ maintenant votre serviteur peut ‘ mourir en paix ; car, selon votre pro- ‘“ messe, mes yeux ont vu le Sauveur, ‘ que vous avez envoyé pour racheter ‘“ tous les hommes ; le Sauveur qui est ‘“ la lumière du monde et la gloire ‘€ d'Israël votre peuple.” La Sainte- Vierge et saint Joseph admiraient ces

merveilles ; et MaRIE conservait et méditait en son cœur tout ce qu'elle

valt et entendait au sujet de son enfant.

Siméon, qui ne connaissait ni MARI= ni Joseph, les bénit en leur remettant l’Enfant-JÉsus ; et ils revinrent à Bethléem, attendant que le Seigneur leur manifestât sa volonté pour retourner à Nazareth. Mais auparavant, le pau-

* petit Jésus devait beaucoup pleurec et beaucoup souffrir ; la persécution, le sang, les larmes et le martyre devaient envelopper sa naissance, comme plus tard ils devaient accompagner sa moït. Notre Seigneur, en effet, n’est pas seulement Drev ; il n’est pas seule-

ment homme ; il est de plus victime,

victime de tous les péchés du monde, victime volontaire et très innocente ;

et comme victime, le Fils de Dreu doit

souffrir, doit pleurer, doit être frappé:

de: Drey et des hommes... Ce fut lim pie Hérode qui se chargea ie premier :

de persécuter Jésus. Notre-Seigneur

n'a pas d’ennemis plus acharnés que

les mauvais rois.

L’'Enfant-Jésus et les saints Innocents

Ce-méchant roi attend it les Mag's de jouren jour. Ne les voyent pas venir, et comprenant qu'il ne pouvait plus compter. sur eux pour savoir au juste quel était le petit enfant que l’étoile miraculeuse avait signaié à leur adoration, et, par suite, à sa fureur, il prit le parti de ne pas tarder davantage, et de massacrer tous les enfants.

de Bethléem et des environs, qui n’avaient pas atteint deux ans. Le petit Roi nouveau-né serait infailliblement tué avec les autres.

Hérode fit donc cerner Bethléem par une grande troupe de soldats, qui entrèrent dans toutes les maisons, égorgeant sans pitié tous les pauvres petits enfants, tant des riches que des pauvres ; de telle sorte qu’après cette horrible boucherie, il ne resta plus un seul petitenfant dans la ville; eton n’entendait que des cris de désespoir ; les malheureuses mères, qui avaient ainsi perdu leurs petits bien-aimés, maudissaient le tyran et s’arrachaient les cheveux.

Hélas ! leur malheur était peut-être une puuition de la dureté avec laquelie les Béthléémites avaient accueilli quelque temps auparavant le bienheureux

Joseph et la très-sainte Vierge, le 25 décembre.

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Le seul enfant qu'Hérode voulait faire périr fut le seul qui échappa à sa rage. La nuit précédente, un Ange avait Cté envoyé à saint Joseph!

‘ Tève-toi, lui avait dit l’Envoyé du “ciel; prends l'Enfant et sa mire, “ quite Bethléem ; fuis en Egypte, et ‘“ restes-y jusqu’au jour où je viendrai 6 {’avertir. Lcs méchants en veulent ‘ à la vie de l'Enfant.” Aussitôt, toujours obéissant et fidèle, saint Josepli s'était levé, avait pris avec lui la Vierge Marie et l'Enfant-Jésus, les avait placés tous deux sur un âne, ainsi que le rapportent les vieilles traditions, et se laissant conduire par la Providence du Père qui règne dans les cieux, il s'était enfui de Bethléem, bien avant que les soldats d’Héiode n’eussent commencé le massacre des petits Znnocents,

C’est le nom que l'Eglise a donné à ces premiers et innocents murtys de

Jésus. Martyr veut dire témoin ! les Innocents de Bethléem, égorgés à cause de Jésus, pour Jésus, à la place de Jésus, et, selon le désir d'Hérode, avec "Jésus, furent les premiers témoins de la royauté de JÉsus-CHrisT sur la terre.

Ils furent baptisés dans leur propre sang. (Ce sang innocent fut versé par un roi qui ne voulait pas que Jésus fût Roi, comme plus tard le sang des autres martyrs devait être répandu par des princes scélérats qui ne voulait pas non plus que Notre-Seigneur JÉsus-CHrisT règnât sur le monde.

Salut, premières fleurs du martyre, sains Innocents, petits témoins de l’Enfant-JÉsus, roses à peine entr'ouvertes et teintes déjà d’une pourpre glorieuse !

Chers petits enfants de Bethléem, patrons et protecteurs des enfants chrétiens, priez pour nous, afin que, dès

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notre enfance, nous rendions, comme vous, témoignage à notre Sauveur par une vie toute innocente et toute bonne, et par un grand amour de l’Enfant- Jésus, de la Sainte-V'ierge et de l'Eglise.

La Sainte - Famille demeura en Egypte pendant près de trois ans; et l’'Ange de DIeu ayant été de nouveau envoyé à saint Joseph, celui-ci reprit avec Marie et Jésus le chemin de la Judée ; mais, craignant encore pour le précieux dépôt confié à sa charge, il préféra s'éloigner de Jérusalem, et alla se fixer, avec l’Enfant et sa Mère, à Nazareth, en Galilée, là où avait eu lieu le mystère de l’Incarnation.

L'Enfant-Jésus à Nazareth

On vénère encore aujourd’hui, dans la basilique de Notre-Dame de Lorette, en Italie, les murailles de l’humble demeure qui servit d'asile à l'Enfaut- Dieu, à la Sainte-Vierge et à saint Joseph depuis leur retour d'Egypte.

Cette relique précieuse, transportée miraculeusement par les Anges, lorsque leg Turcs devinrent maître absolus de la Palestine, s'était conservée à Nazareth, et les pèlerins n'avaient cessé d'en vénérer les pierres et de les couvrir de leurs baisers. Ce fut-là, en effet, dans cette pauvre petite maison, que Per grandissait, et se

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préparait, dans l’obscurité et dans le silence, à prêcher la nouvelle du salut, et à mourir pour nous racheter, L’E:vangile ne dit de son enfance qu’une seule chose, qui résume tout ! “ Il re- ‘ vint à Nazareth avecJoseph et Marre ‘€ et il leur était soumis.”

L’obéissance, l’obéissance parfaite, constante, universelle : telle était lagrande occupation de l’Enfant-JÉsus dans la sainte maison de Nazareth. Il faisait ce que l’on disait, et il réparaîts par cette humble et douce soumission, la révolte qui se trouve au fond de tout péché. Qu'est-ce en effet, qu'un péché, sinon une révolte contre la volonté du

bon Dreu ? Tu n'en commettras plus jamais, n'est-ce pas, mon enfant ?

L'Enfant-Jésus à Nazareth apprend à tous les enfants chrétiens, ses petits disciples, ce qu'ils doivent faigg pour

En rente nets: SRE " “ Lu

s le être dignes de lui : ils doivent avant Int, tout obéir au bon DrEu dont la: volonté L | YE- leur est manisfestée par les ordres de : | une | leur père et mère ; ils doivent prier, |: re- | travailler, savoir se taire ; ils doivent |! RIR être la joie de leur famille, la consola-

tion de leurs parents; ils doivent se préparer par une sainte enfance à toute une sainte vie, et devenir des Enfants- Jésus, tout semblables à leur divin |: | modèle, le très-saint, très-bon et très- I doux Fils de Mare. 15

Den mere mes mon

L'Enfant Jésus vrai Dieu vivant

Mon petit enfant, transportons-nous en esprit dans la sainte maison de Nazareth,.ou bien encore dans la grotte

de Bethléem : et là, avec les bons bergers si tu es pauvre, avec les Rois- Mages si tu es riche, prosternons-nous aux pieds de l’Enfant-JÉsus, que nous présente la Sainte-Vierge sa Mère...

Vois-tu cette douce et gracieuse petite tête inclinée vers toi? Vois-tu ces yeux de ton Sauveur qui t’appellent, en attendant que ses petites lèvres puissent bégayer ton nom? Vois-tu sa bonté, son sourire, ses petites mains qui s'ouvrent pour te bénir ? Et souvienstoi que ce pauvre petit enfant, qui paraît n'être rien, est le grand DIEU éternel, tout puissant, infini, qui a créé et qui soutient le ciel et la terre, qui te crée et te fait toi-même, sans lequel le monde n'existerait pas, et pour lequel existe tout ce qui existe ! |

Ce petit enfant est, avec le Père et le Saint-Esprit, le seul Dieu vivant et

véritable : et ceux qui ne le connaissent.

Sa pas, ne connaissent pas le vrai Div, si le seul vrai Dieu; les dieux qu'ile er adorent, dans leurs fausses religions, ne sont pas le DIEu vivant; ce sont des chimères, des inventions de leur pe- imaginatiou ; ou bien, sis sont de ces bonne foi dans leur erreur, le DrEu.

nt, qu’ils adorent sans bien connaître et.

res sans savoir son vrai nom, le DIEU de sa la Crèche, c'est Jésus, c’est le saint qui Eafant-Jésus, le Disu de ton cœur.

K L'Enfuzt-Jésus est le centre de FU toutes les œuvres du bon Dreu ? tout at vient de lui, et tout doit retourner à + lui; cémme dans un cercle, tous les le rayons partent du centre, et de la cir- Gr conférence reviennent à ce même cen-

tre. Les Anges et les hommes, les ani- | maux, les plantes, la terre, les eaux, et | l'air, la lumière, les astres, toutes les

créatures appartiennent à JÉSuS, à ce petit enfant ; il est leur Dieu et leur Créateur ; il est leur Seigneur et leur seul vrai maître ; et nous commettons un grand crime, quand nous nous servons de créatures contre lui.

L'Enfant-Jésus, c’est le Fils de Drev fait homme ; c’est la seconde personne de la Sainte-Trinité, égale en toutes choses au Saint-Esprit et au Père; c'est DIEU revêtu d’une âme et d’un corps, et apparaissant ainsi au milieu de nous, s’abaissant jusqu’à nous, afin que nous l’aimions davantag” et que nous puissions mieux le connaitre ; c’est le bon DrEu, vraiment bon et trèsbon et infiniment bon, qui vient prendre une vie semblable à la nôtre, pour nous communiquer, par sa grâce, une vie très-sainte, une vie divine, une vie éternelle, semblable à la sienne.

En Jésus, il y a deux natures et une

seulé personne. Ecoute bien ceci; car, pour un enfant, c'est un peu difficile à comprendre. Il y a en Jésus deux natures et une seule personne; c’est-à-dire il y a la Divinité et l'humanité, toutes deux distinctes, mais unies en une seule personne qui est Jésus, vrai Dieu et vrai homme, vrai Fils de Dieu, et vrai fils de la Sainte-Vierge ; Jésus la personne du Fils unique de Dieu.

En Jésus, l'âme et le corps ne font pas une personne distincte de la personne du Fils de Dieu ; le Fils de Dieu s’unit simplement cette âme et ce corps, qui deviennent sa vraie âme et son vrai corps, mais qui ne font pas de lui deux personnes. Et c’est parce qu’il n’y a en Jésus que la seule personne divine du Fils de Dieu, que la Sainte- Vierge, vraie mère de cette personne divine, est la vraie Mère de Dieu.— La

même chose, du reste, se passe en, toi, en moi, en chacun de nous vis-à-vis de nos mères : il y a en toi, en effet, deux natures et une seule personne ; il y a en toi l’âme et le corps, deux natures.

distinctes, la nature spirituelle et la nature corpore!la, unie en une seule personne qui est toi. Ta mère est la mère de cette personne, elle est donc la vraie mère, et cependant elle ne t'a donné que ton corps. De même, la Sainte-Vierge est la Mère de Jésus- Dieu, bien qu’elle n'ait donné à Jésus- Christ que son humanité.

Il faut adorer l'humanité de l’Enfant-Jésus, parce que, unie à sa diviunité, elle ne forme qu’un seul et indivisible Jésus, qui est Dieu, Dieu adorable. La divinité pénètre tellement l'âme et le corps de Jésus-Christ, qu’elle ne fait plus qu’un avec eux, et que rien ne peut les séparer.

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