C. Chrysalide (grandeur naturelle
D. Femelle au repos (grandeur naturelle).
E. Femelle au vol.
F. Mâle (grandeur naturelle).
Le Bombyx disparate fut ainsi nommé par Eugramelle, parce que le mâle ne ressemble pas du tout à la femelle.
Le mâle est noirâtre, n’a que trois centimètres et demi d’envergure, la femelle, au contraire est un gros papillon blanc jaunâtre marqué de quelques lignes brunes ; elle mesure cinq centimètres et demi d’envergure, elle vole difficilement à cause de la grosseur de son abdomen recouvert surtout à l’extrémité d’une forte touffe de poils brun clair.
La femelle pond ses œufs en plaque, sur les écorces des pommiers et les recouvre des poils de son abdomen comme le Bombyx chrysorrhea.
Les œufs jaunes et très durs éclosent vers les premiers jours de mai, chaque chenille en sortant de l’œuf traverse la couche de poil qui la recouvre et se promène sur le tas. Ces chenilles sont noires et ont deux millimètres de longueur ; elles apparaissent en si grand nombre qu’il est bientôt impossible d’apercevoir le nid d’où elles sont sorties, tant elles le recouvrent.
La chenille du Lipciris clispar varie beaucoup de taille, les chenilles devant donner des mâles sont beaucoup plus petites que celles devant fournir des femelles, les chenilles de ces dernières atteignent parfois la grosseur du petit doigt, ces chenilles ne mangent que la nuit et dorment pendant le jour, on les rencontre souvent dans les gerçures des écorces, ce sont de grosses chenilles grises, poilues et parsemées de points rouges et bleus.
Les chrysalides sont grosses et se rencontrent dans les crevasses des écorces ou sous la corniche des murs où elles sont retenues par quelques fils de soie filés par la chenille.
Le papillon éclôt au mois d’août, le mâle vole pendant le jour à la recherche de la femelle toujours blottie dans quelques crevasses, le mâle meurt après l’accouplement et la femelle après la ponte.
Le moyen de destruction de cet ennemi consiste à chasser la chenille à l’aide d’un piège des plus simples. Cette chenille cherchant toujours dans le jour un endroit obscur pour se reposer, il suffit de placer contre le tronc d’un pommier à la partie supérieure, à l’endroit d’où partent les grosses branches, une planchette de bois fixée à l’aide d’une ficelle ; en soulevant cette planchette le matin, on trouvera dessous une quantité énorme de ces chenilles réfugiées entre le tronc et la planchette : il faut choisir un endroit où le tronc soit irrégulier ou crevassé, de façon à ce que les chenilles puissent bien se disséminer ; on les écrasera à l’aide d’une pierre ou d’un bâton, mais il ne faut pas faire cette opération avec les doigts, à cause des «poils» de la chenille qui, lorsqu’ils sont introduits dans la peau, produisent des démangeaisons insupportables. En faisant deux ou trois visites semblables à la fin de juin, on détruira en quelques heures toutes les chenilles ravageant la plantation; on détruira par le même procédé un grand nombre de perce-oreilles et de cloportes.
INSECTES LEPIDOPTERES
LA CHEMATOBIE ( Chematobia brumata )
A. Cheniile adulte de la Chematobia brumata (grandeur naturelle.)
B. Papillon mâle (grandeur naturelle).