IV. ESPÉRANCE ET CONFIANCE
VIIe STATION,
JESUS TOMBE POUR LA DEUXIÈME FOIS
Jésus tombe pour nous fortifier : il nous révèle ainsi notre faiblesse. Nous n’avons de force surnaturelle qu’autant que nous lui restons unis par la prière et la confiance. Ego sum vitis , vos pa Imites.1
Vous l’avez dit vous-même, ô mon Sauveur! vous êtes la Vigne mystique et nous en sommes les branches. Nous ne porterons de fruits qu’en vous restant unis. De vous seul, nos âmes reçoivent la vie, la vigueur, la beauté', la fécondité. Si la défiance nous éloigne de vous, nous ne faisons plus que languir, nous flétrir, nous dessécher même, comme des sarments séparés de la tige. O mon Jésus ! vous tombez pour relever mon courage; rapprochez-moi de vous; liez-moi tout à vous par la chaine de l’espérance. Faites que nourri, fortifié de la sève de votre grâce, je porte les fleurs des bons désirs et les fruits des saintes vertus. Ainsi soit-il! — — Pater , etc.
(1) Joau. 15. 5.
DEUXIEME SKP.IE.
VIIIe STATION.
JÉSUS PARLE AUX FEMMES QUI PLEURENT
Nous vous adorons, etc.
Jésus adresse à la foule une parole bien terrible. I:oin de détruire notre confiance, elle doit l’éclairer, elle doit l’affermir. Si l’on traite ainsi le bois vert ou l’innocent, dit-il, que deviendra le bois sec ou le coupable? Si in viridi ligno hœc faciunt , in arido quid fiet?1
0 mon Sauveur I le bois sec dont vous parlez, ce sont les pécheurs obstinés qui empêchent la rosée de la grâce de pénétrer jusqu’à leur cœur. Les âmes repentantes qui vous aiment sont le bois vert. , capable de recevoir la sève surnaturelle. Tandis qu’on jette au feu le premier, on taille celui-ci pour lui faire porter des fruits. O mon Jésus! je ne veux pas être obstiné dans le mal. Taillez, coupez, tranchez, ne m’épargnez pas en cette vie, afin que vous puissiez m’épargner pendant l’éternité. J’espérerai d’autant plus en vous que je me verrai plus affligé. Ainsi soit-il ! — Pater , etc.
(1) Luc. 23. 31.