VIII. CHARITÉ
0 mon Sauveur ! je cqmpatis à votre chute douloureuse; mais puis-je y penser, sans me souvenir des pécheurs chargés de leurs forfaits ? Quels tourments les attendent, s’ils ne rentrent en eux-mêmes pour se repentir 1 Ah ! si les péchés d’autrui vous accablent, ô Dieu toutpuissant 1 que souffriront ces infortunés, sous le poids éternel de leurs propres crimes?... O Jésus ! rendez-moi compatissant envers ceux qui vous offensent. Que je les assiste par mes prières , mes conseils et mes exemples 1 Par votre première chute, faites que j’en retire plusieurs du chemin de la perdition. Sauver une âme, c’est assurer ma prédestination éternelle,1 c’est causer à votre cœur la joie la plus douce. Ainsi soit-il I — Pater , etc.
IVe STATION.
JiSUS RENCONTRE SA MÈRE AFFLIGÉE.
Nous vous adorons, etc.
Quel amour réciproque entre Jésus et Marie ! 11 est surnaturel, sincère, efficace; il rejaillit sur tous les hommes ; il possède toutes les qualités de la charité véritable . Non diligamus verbo neque lingua , sed opéré et veritate .2
(1) S. Aug.
(2) I. Joan. 3. 18.
DEUXIÈME SÉRIE
0 mon Sauveur! ô ma Mère! vous vous aimez mutuellement, de . la manière la plus parfaite; rendez ma charité semblable à la vôtre. Que j’aime comme vous, en vue de Dieu et de la vertu ! Que j’aime sincèrement, sans feinte ni détour! Que j’aime efficacement, par l’action etla souffrance ! Que ma charité s’étende à tous, qu’elle soit universelle, puisque vousmêmes allez au Calvaire, jaour le salut de tous ! Par votre douloureuse rencontre, rendez-moi parfaitement charitable, jusqu’au dernier soupir. Ainsi soit-il ! — Pater, etc. '
Ve STATION.
JÉSUS REÇOIT LAIDE DU CYRÉNÉEN POUR PORTER SA CROÇX
Le Cvrénéen porte la croix de Jésus... Portons, pour Dieu, les fardeaux les uns des autres; c’est TEsprit-Saint qui nous l’ordonne : Alter alterius onera portate.1
O mon Rédempteur! les fardeaux du pro* chain, ce sont ses défauts, son humeur, ses caprices. Les supporter patiemment pour votre
(i) Gai. 6. 2.