‹ Les enseignements du Chemin de la CroixChapitre 166 sur 271 · I. SATNT JOSEPH · texte numérisé non relu

I. SATNT JOSEPH

la délivrance des âmes du purgatoire ! Que j’obtienne aussi par lui les grâces nécessaires à ma sanctification et à mon salut. Ainsi soit-il ! — Pater, etc.

VIe STATION.

JÉSUS IMPRIME SA FACE SUR UN LINGE

Nous vous adorons, été.

Jésus imprime sur un linge sa face défigurée, telle qu’ïsaïe nous la dépeint en ces termes : Il n’a plus ni apparence ni beauté; nous l’avons vu, et il était méconnaissable ! son visage comme caché (par le sang et les blessures) , le faisait mépriser; c’est pourquoi nous ne l'avons pas même reconnu : Unde nec reputavimus eum.1

Adorable Jésus! qu’aurait éprouvé votre Père nourricier , s’il vous avait rencontré sur le chemin du Calvaire? Pendant votre enfance, il se plaisait à admirer votre ineffable beauté. Quelle devait être sa peine, quand il lisait dans Isaïe cette affreuse peinture de votre face défigurée 1 Ali! que ses yeux se remplirent souvent de larmes en vous considérant !... Accordez-moi, par les prières de ce grand Saint, un souvenir habituel de votre passion. Que je contemple

TROISIÈME SÉRIE

chaque jour votre visage ensanglanté, votre front couronné d’épines I que je puise dans ce touchant tableau des sentiments de compassion, d’amour, d’espérance ! Ainsi soit-il ! — Pater, etc.

VIIe STATION.

JÉSUS TOMBE POUR LA DEUXIÈME FOIS

Nous vous adorons, etc.

Jésus tombe ; on le frappe, on l’outrage pour le faire relever ! Le Sauveur, selon la prédiction d’Isaïe, ressemble à une brebis qu'on mène à la boucherie : il n’ouvre pas la bouche pour se plaindre. Sicul ovis ad occisionem ducetur, et quasi agnus coram tondente se, obmutescet et non aperiet os suum.1

O mon aimable Sauveur ! en lisant ces paroles du Prophète, Saint Joseph vous reconnut comme ce tendre Agneau silencieux devant celui qui le tond, comme cette douce brebis se laissant conduire à la mort sans se plaindre. Il vous voyait chaque jour pratiquer l’ineffable douceur qui vous distingue, et qui rendait votre commerce si aimable, si ravissant. O Jésus I quelle douleur pour son cœur de père, quand il lisait

(1) Is. 53. 7.

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