‹ Les enseignements du Chemin de la CroixChapitre 190 sur 271 · IV. LE SAINT CŒUR DE MARIE · texte numérisé non relu

IV. LE SAINT CŒUR DE MARIE

Xe STATION.

JÉSUS EST DÉPOUILLÉ DE SES VÊTEMENTS

Nous vous adorons, etc.

Jésus est dépouillé de ses vêtements, seule propriété qu’il ait jamais eue ici-bas : car il n’est venu sur la terre que pour chercher les âmes ! Da mihi animas, cœtera toile trbi:1 * O Vierge sans tache, jardin fermé au souffle empoisonné du monde ! fontaine scellée au contact de la terre I vous êtes la plus parfaite imitatrice du détachement de Jésus. Votre cœur, toujours embaumé du parfum des vertus, est le paradis de Dieu. Votre âme, toujours arrosée des eaux de la grâce, ne respire que du côté du ciel. Obtenez-moi, par le dépouillement du Sauveur, la force de mépriser les biçns périssables. Que je n’aspire désormais qu’à glorifier mon Dieu, en pratiquant mes devoirs! que je cherche avec zèle à procurer le salut des âmes, par mes prières, mes paroles et mes exemples ! Ainsi soit-il! — Pater , etc.

(I) Gen. U. il.

TROISIÈME SÉRTE.

XI0 STATION

JÉSUS EST CLOUÉ A LA CROIX

Nous vous adorons, etc.

Les plaies que reçoit Jésus, dit Saint Bernard, ressemblent à ces quatre fleuves sortis du paradis terrestre pour arroser les autres contrées. Le cœur de Marie est le grand réservoir d’où se répandent, sur toute la terre, les mérites du Sauveur. In me gralia omnis vice et veritatis , in me omnis spes vitœ et virtutis.1

Aimable Jésus ! vos plaies divines sont les sources fécondes de la vie des âmes ; elles arrosent l’Eglise, elles arrosent le monde entier, mais c’est par le canal du cœur de votre Mère, qui est aussi la nôtre. Quoi de plus digne de votre miséricorde, ô mon Sauveur! que de vous laisser percer les pieds et les mains poyr nous donner vos grâces, puis d’en confier la dispensation à ce cœur maternel, qui nous a tous enfantés par l’amour et la douleur?... O plaies de Jésus ! je viens à vous, pour participer à vos mérites, mais j’y viens par Marie : je la conjure de puiser en vous pour mon âme, selon ma misère extrême

(1) Eccl. 24. 25.

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